Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Billet de Percy

Quand les étiquettes nous trompent !

Émission du 20 septembre 2012

Savez-vous qu’on met en moyenne 15 secondes pour choisir un produit à l’épicerie?
Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est bien peu pour faire un achat éclairé, d’autant plus que les étiquettes des aliments sont de plus en plus compliquées à déchiffrer.

Prenons un exemple concret : une boîte de soupe en conserve Smart One, un produit destiné aux personnes qui veulent perdre du poids et qui peut sembler un bon choix santé. Mais attention à la valeur nutritive indiquée sur l’étiquette : elle est calculée en fonction d’une portion équivalente à la moitié d’une boîte, et non pas à une boîte tout entière. Il faut vraiment être vigilant…

Alors 15 secondes, c’est bien peu pour savoir ce qu’on achète…

La réglementation

Depuis 2002, le Règlement canadien sur l’étiquetage nutritionnel des aliments oblige les fabricants à afficher la valeur nutritive des aliments emballés. Mais pour nous rendre les aliments plus attrayants, les compagnies n’hésitent pas à calculer cette valeur nutritive à partir de portions ridiculement petites. Qui penserait, par exemple, que la valeur nutritive indiquée sur un paquet de saucisses serait calculée en fonction d’une demi-saucisse? Le règlement stipule pourtant que la valeur nutritive doit être calculée en fonction d’une portion raisonnablement consommée en une seule occasion. Mais qu’est-ce qui représente une portion raisonnable? Les compagnies jouent sur ce flou…

Le cas des gras trans

L’identification des produits «sans gras trans» pose elle aussi problème. Car les compagnies sont autorisées à l’utiliser si la quantité de gras trans est inférieure à 0,2 gramme par portion. Mais encore là, le calcul des portions se pose et si vous mangez en réalité non pas une seule, mais trois portions d’un produit étiqueté «sans gras trans», vous pourriez possiblement manger des gras trans sans le savoir…

Le mot d’ordre : prudence et vigilance

Une chose est sûre : ne comptons pas trop sur le gouvernement pour accroître la surveillance en matière d’étiquetage des aliments. On s’attend d’ailleurs au contraire, à ce que les compressions budgétaires entraînent un relâchement de la surveillance. Nous devrons donc être de plus en plus prudents et vigilants lors de nos visites à l’épicerie, quitte à sortir la loupe et la calculatrice pour séparer le bon grain de l’ivraie.