Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Le recyclage de médicaments

Émission du 27 septembre 2012

Le système de santé québécois n’est pas le seul à rencontrer de sérieux problèmes de financement. C’est notamment le cas au Royaume-Uni. Et pour tenter de rapporter un peu plus d’argent dans le système, les Britanniques expérimentent actuellement une solution inusitée : le recyclage des médicaments.

Des données semblent effectivement montrer qu’il y a là une piste intéressante pour récupérer des deniers publics. En France, par exemple, des recherches ont montré que la moitié des médicaments ne sont jamais consommés, ce qui représente un important gaspillage financier. En Angleterre, ce problème représente une perte financière de 470 millions de dollars canadiens.

C’est pourquoi les Anglais ont pensé qu’en instaurant un système où les citoyens pourraient rapporter les médicaments non consommés, en s’assurant bien sûr de la sécurité et de la qualité des produits rapportés, il pourrait être possible de les remettre en circulation. L’objectif : des économies d’environ 139 millions de dollars canadiens.

Étonnamment, il semble que les Britanniques ne sont pas si réfractaires à cette idée : 52 % d’entre eux seraient prêts à utiliser des médicaments recyclés, contre 19 % qui ne sont pas du tout ouverts à cette option.

Si cette solution soulève de sérieux problèmes pratiques, elle n’est pas saugrenue pour autant. En France, l’expérience a déjà été tentée dans le cadre d’un projet-pilote, mais en vue de partager ces médicaments avec des citoyens plus démunis ou de les envoyer dans des pays en voie de développement.

Cette solution est-elle envisageable au Québec? Pourquoi pas? Mais d’ici là, on peut diminuer le gaspillage en agissant à la source, soit en diminuant la consommation globale de médicaments, mais également en prescrivant des quantités plus restreintes et en s’assurant que les prescriptions sont consommées jusqu’à la fin.