Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

L'hypnose est-elle dangereuse ?

Émission du 18 octobre 2012

Il faut être prudent avec les spectacles d’hypnose. À l’été 2012, un malheureux événement survenu dans un collège de Sherbrooke est venu nous le rappeler. Lors de la présentation d’un spectacle par un hypnotiseur amateur, cinq jeunes ont souffert de malaises, tels que des nausées et des étourdissements. Pour l’une d’entre eux, l’expérience a été plus pénible puisqu’elle serait demeurée environ cinq heures en état de transe. Comment est-ce possible?

A priori, l’état d’hypnose est une chose à laquelle un sujet doit consentir. On ne peut théoriquement pas être hypnotisé contre son gré ou ne pas réussir à en sortir par soi-même.

Dans ce cas précis, il semble que l’hypnotiseur en question n’ait été qu’un amateur, avec à peine quelques heures de formation. C’est pourquoi son professeur a dû être appelé à la rescousse pour sortir la jeune fille de son état de transe. Il faut rappeler que le métier d’hypnotiseur n’a rien à voir avec un don quelconque, et qu’il est possible de suivre une formation somme toute assez sommaire et ainsi se déclarer hypnotiseur.

Il est important de savoir que certaines personnes sont plus réceptives que d’autres à l'hypnose. Des statistiques suggèrent qu’entre 10 et 15 % sont particulièrement réceptives à l’hypnose. À l'inverse, seulement 10 à 15 % des personnes n'y seraient pas du tout réceptives.

D’un point de vue légal, il n’existe au Québec aucune réglementation concernant l’hypnose, ni pour les spectacles ni pour les thérapies. Si la loi 21 réglemente la pratique de la psychothérapie, elle ne touche en rien la pratique de l’hypnose elle-même. On espère toutefois que les patients qui ont recours à l’hypnose à des fins thérapeutiques vont faire des recherches pour s’assurer que leur thérapeute a une formation adéquate.