Une pilule une petite granule

Émission disponible en haute définition

Diffusion terminée

Diffusion :
Diffusion terminée
Durée :
60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Médecins en politique et déontologie

Émission du 29 novembre 2012

Au Québec, au cours des dernières années, on a vu plusieurs médecins faire le saut dans l’arène politique : Pierre-Marc Johnson, Philippe Couillard, Yves Bolduc, Amir Khadir, et tout récemment Réjean Hébert. Certains d’entre eux deviennent même ministres de la Santé, ce qui peut les amener à se placer dans des situations éthiquement délicates.

Yves Bolduc et le dossier de l’amiante

En tant que ministre de la Santé sous le règne du Parti libéral, Yves Bolduc a officiellement endossé la position du gouvernement qui prônait une «politique d’utilisation accrue et sécuritaire» de l’amiante chrysotile. Or, de très nombreuses données scientifiques démontrent que l’exposition à l’amiante entraîne de nombreux dangers pour la santé humaine, au point où on peut parler d’un consensus international. Les associations canadiennes et américaines d’épidémiologie, ainsi que l’Association médicale canadienne font partie des groupes qui adhèrent à ce consensus.

En prenant cette position politique, le ministre Bolduc s’est-il placé en conflit d’intérêts face au Collège des médecins et à son code de déontologie? La question se pose certainement.

La position du Collège des médecins

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la position du Collège des médecins n’est pas très claire sur ce genre de possibles manquements au code d’éthique. Questionné sur le cas du Dr Bolduc et de l’amiante par l’Actualité médicale, le Collège des médecins a répondu que dans ce cas précis, en tant que ministre, le Dr Bolduc portait un chapeau autre que celui de médecin et qu’on ne pouvait pas le blâmer d’avoir adopté une telle position.

Le Collège aurait-il pu le blâmer officiellement sans nécessairement lui imposer des sanctions ou le suspendre? Le débat est lancé…