Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Vaccin contre le VPH : toujours controversé

Émission du 10 janvier 2013

Même si à notre émission, nous avons l’habitude d’être généralement pro-vaccins, un vaccin nous interpelle depuis quelques années : celui qui est administré contre le virus du papillome humain (VPH). Ce vaccin nous inquiète pour diverses raisons et nos doutes émis il y a quelque temps déjà semblent se confirmer.

Pourquoi ce vaccin?

Ce vaccin vise à protéger contre deux sources du VPH, 18 et 16, qui sont responsables de 70 % des cas de cancer du col de l’utérus. Là où le bât blesse, c’est que même si ce vaccin protège effectivement contre les infections par ces souches de virus responsables de 70 % des cancers, les projections les plus récentes ne permettent pas de confirmer que ce vaccin prévient 70 % des cancers. Ce serait plutôt autour de 20 %. Il ne faut donc pas se fier sur ce vaccin comme une garantie contre le cancer du col de l’utérus.

Les effets secondaires

En plus de présenter une efficacité somme toute limitée, il semble que ce vaccin peut entraîner certains effets secondaires qu’on ne connaît pas encore très bien. Objet d’une importante campagne de promotion, il faut rappeler que ce vaccin ne vise à prévenir qu’une maladie qui n’est pourtant pas si importante : le cancer du col de l’utérus est la 13e cause de mortalité par cancer et il s’agit d’un cancer facilement détectable qui se traite assez bien. Or, certains rapports démontrent que les risques liés à ce vaccin ne sont pas négligeables par rapport aux bénéfices escomptés.

Ce qui est assez surprenant, dans le cas précis de ce vaccin, c’est qu’il a été mis sur le marché très rapidement après son développement : la FDA américaine l’a mis sur ce qu’on appelle la fast-track afin qu’il puisse être développé plus rapidement et on s’interroge d’ailleurs sur les causes de cette précipitation puisqu’il n’y avait aucune urgence. Certaines personnes soutiennent d’ailleurs que des pressions de l’industrie pharmaceutique pourraient expliquer cet empressement à commercialiser ce vaccin.

Au Canada, on recommande maintenant de vacciner les femmes de plus de 25 ans alors qu’aux États-Unis, on a refusé d’homologuer le vaccin pour cette indication.

Une importante campagne publicitaire

Le vaccin contre le virus du papillome humain fait l’objet d’une importante campagne de publicité. Selon le magazine Protégez-vous, il s’agit d’une opération sans précédent depuis le vaccin administré contre la polio depuis les années 1950. Il s’agit pourtant de deux problèmes complètement différents puisque la polio était une maladie contagieuse, possiblement mortelle, qui frappait des jeunes gens en pleine santé et contre laquelle il n’existait ni prévention ni traitement. Ce qui n’est pas du tout le cas avec le virus du papillome humain.

Il est bien tôt pour pouvoir statuer sur l’efficacité de ce vaccin contre le virus du papillome humain et on ne pourra probablement pas le faire avant une vingtaine d’années. D’ici là, le mieux serait probablement d’attendre avant d’y avoir recours et, surtout, que les femmes continuent à passer leur pap test régulièrement.