Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Histoire de cas

Nicole Cyr : s'exiler pour se soigner

Émission du 28 février 2013

Quand on vit près d’une grande ville, il est facile d’avoir accès aux technologies de pointe des méga-hôpitaux. Mais la réalité est toute autre pour les gens qui demeurent en région éloignée… Plusieurs doivent s’exiler pour recevoir des traitements. C’est le cas de Nicole Cyr, une jeune maman qui combat un cancer et qui doit se couper de sa famille pour se faire soigner.

De Val-d’Or à Gatineau

Aujourd’hui, le vent souffle et la neige tombe à Val-d’Or. Le cœur un peu serré, Nicole Cyr boucle sa valise pour se rendre à Gatineau, à plus de 400 kilomètres de chez elle, pour recevoir ses traitements de radiothérapie.

C’est en mars 2012 que tout a commencé, lorsque Nicole a reçu un diagnostic de cancer du sein. Les médecins lui ont alors prescrit des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Mais comme l’hôpital de Val-d’Or n’est pas équipé d’un centre de radiothérapie, Nicole n’a pas eu le choix de se résigner à se faire traiter ailleurs, très loin de chez elle. Entre les différents centres hospitaliers qui lui étaient offerts, elle a choisi celui de Gatineau, afin de pouvoir revenir chaque fin de semaine auprès de sa famille.

Nicole n’est toutefois pas laissée à elle seule dans toute cette aventure. Avant le début de ses traitements de radiothérapie, elle a pu compter sur le soutien de l’infirmière pivot, à l’hôpital de Val-D’Or qui l’a aidée à bien se préparer à ces traitements. Et chaque fois qu’elle doit se rendre à Gatineau, elle utilise le service de navette offert aux patients de sa région. Elle quitte donc le dimanche après-midi pour se rendre à Gatineau, et ensuite revenir le vendredi soir. Une fois sur place, elle a accès à une chambre à loyer modique qu’elle partage avec une autre personne qui vient elle aussi se faire soigner à Gatineau. Entre les sessions de traitement de radiothérapie – somme toute assez courts puisqu’ils ne durent qu’une vingtaine de minutes —, Nicole a également accès à diverses activités offertes à prix réduit : kinésiologie, art-thérapie, massothérapie, sorties, soupers communautaires… Nicole s’est également organisée pour garder un contact régulier avec ses filles, avec lesquelles elle parle tous les jours via Skype.

Malgré cet encadrement qu’elle apprécie, Nicole est toutefois déçue de devoir s’exiler aussi loin de sa famille pour se faire soigner. Si on lui avait donné le choix, elle aurait certainement préféré demeurer auprès de sa famille et ses amis, et s’épargner ces longues heures de route entre Val-D’Or et Gatineau. « Autant au niveau émotionnel qu’au niveau financier, c’est certain que ce serait beaucoup plus facile si j’étais dans ma région. »

Le mot de Georges

Des médecins de l’Abitibi ont confié à notre équipe que malgré l’encadrement offert, certains de leurs patients hésitent à entreprendre leurs traitements à cause de tous les problèmes reliés à l’éloignement. Des régions comme l’Abitibi et la Gaspésie réclament d’ailleurs depuis longtemps des centres de radiothérapie, mais il ne semble pas que les plans gouvernementaux prévoient actuellement de tels projets.