Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Histoire de cas

François Lefebvre : j'ai amélioré ma santé grâce à la course

Émission du 7 novembre 2013

À 50 ans, François Lefebvre menait une vie sédentaire, faisait de l’embonpoint, souffrait de diabète et d’ostéoporose et, comme si ce n’était pas suffisant, s’est fait diagnostiquer une tumeur de l’hypophyse. Rien qui ne pouvait laisser croire qu’il deviendrait un jour marathonien…

- Courir un marathon, c’est aller au bout de soi. C’est relever un défi qui nous semble absolument insurmontable pour le commun des mortels. Mais j’ai appris qu’on peut changer notre physique et on peut contrôler notre destinée. – François Lefebvre

Un athlète qui revient de loin

En 2006, François Lefebvre n’était définitivement pas le même homme qu’il est devenu quelques années plus tard. Il pesait 195 livres, 50 livres de plus qu’aujourd’hui, et il était dans un état de santé lamentable. Se complaisant dans un mode de vie sédentaire, il cumulait les mauvaises habitudes de vie et les problèmes de santé, comme le diabète et le cholestérol. Mais lorsque son médecin lui a annoncé qu’il avait une tumeur à l’hypophyse, la panique s’est emparée de lui : «La phrase qui m’est venue en tête, c’est : “Mon numéro est tiré. J’en ai pour six mois et je vais être mort.»

Avec tous ces problèmes de santé, François a dû prendre beaucoup de médicaments : certains pour combattre la tumeur, un pour diminuer son taux de mauvais cholestérol et un autre contre l’ostéoporose, sans compter celui pour traiter le diabète et d’autres encore.

La bonne nouvelle, toutefois, c’est qu’il a ensuite appris que sa tumeur à l’hypophyse n’était pas cancéreuse. Mais plutôt que de simplement se réjouir et se maintenir dans ses mauvaises habitudes de vie, François a pris une décision importante : «Dès que j’ai su que ce n’était pas un cancer, j’ai su qu’il fallait que je fasse quelque chose pour ne pas continuer à vivre comme ça et à péricliter pour le reste de mes jours. Il fallait que je me prenne en mains.»

Remonter la pente

Pour commencer à se remettre en forme, François Lefebvre a tout d’abord entrepris de marcher systématiquement tous les matins. Mais pour accélérer le processus, car il trouvait ses marches un peu trop longues, il a commencé à courir un peu. Ce fut le début d’une grande métamorphose.

«Au début, j’étais essoufflé au bout de 100 mètres, raconte-t-il. Je pensais que j’allais mourir au bout de 100 mètres, mais ça se place rapidement.» Avec un tel entraînement, François a non seulement commencé à améliorer son endurance cardiovasculaire, mais également à perdre du poids. «J’avais l’impression d’avoir récupéré mon corps!»

La naissance d’une passion

Un nouveau défi s’est ensuite présenté à lui : sa fille Dominique lui a lancé le défi de courir le demi-marathon avec elle l’année suivante. À sa grande surprise, son père a relevé le défi, ce qui lui a donné la piqûre de la course. Six autres demi-marathons et cinq marathons plus tard, il ne se lasse plus de cette nouvelle passion pour la course. Il court six jours par semaine, avec une moyenne de 70 kilomètres.

«La course fait maintenant partie de ma vie, comme manger», explique François. Et mon médecin m’a dit que c’est la course qui m’a sauvé la vie.»

Fort de ses nouvelles bonnes habitudes de vie, François a réussi à surmonter plusieurs de ses problèmes de santé et a considérablement réduit sa consommation de médicaments. Sa tumeur à l’hypophyse s’est nécrosée et il ne prend plus qu’un seul médicament contre le cholestérol.

«Je ne me suis jamais senti aussi bien dans ma peau, et mentalement, conclut François Lefebvre. Je vais donc continuer jusqu’à ce que mon corps me dise d’arrêter. Je ne peux pas m’imaginer arrêter de courir.»