Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Urgences bondées : danger!

Émission du 7 novembre 2013

Voilà déjà au moins de 25 ans qu’on parle du temps d’attente dans les urgences. Ce temps d’attente est constamment documenté, dénoncé et même politisé. Or, de nouvelles données viennent de nous démontrer qu’en plus d’exiger beaucoup de patience de la part des personnes malades, ce temps d’attente peut également avoir des conséquences sur leur santé.

Au Québec, 104 établissements de santé ont une salle d’urgence. En 2012-2013, ces urgences ont reçu près de 3,5 millions de visiteurs. Selon les données du ministère de la Santé et des Services sociaux, le temps d’attente moyen, après le triage, est de 2 h 2 minutes, et de 17 h 30 minutes pour les patients sur civière. Rien de très rassurant…

Des études commencent toutefois à faire la preuve que ce temps d’attente a un impact très concret sur la santé et même la survie des patients qui fréquentent les urgences. Une première étude, publiée en 2011 par des chercheurs ontariens dans le British Journal of Medicine, a tout d’abord démontré que lorsque le temps d’attente moyen augmente dans les urgences, on peut constater une augmentation des taux de mortalité. Les patients qui se présentent dans des urgences bondées seraient également exposés à de moins bons soins et à de faux diagnostics. Une étude québécoise publiée par des chercheurs de l’Université McGill démontrait des conclusions semblables.

Au ministère de la Santé et des services sociaux, on cherche depuis longtemps à réduire le temps d’attente dans les urgences en réduisant l’accès aux médecins de famille, en renforçant les soins à domicile, en ouvrant des lits de soins intermédiaires et en prévoyant des unités de débordement. Ces solutions porteront-elle fruits un de ces jours?