Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Manger son placenta... sous forme de pilules

Émission du 14 novembre 2013

Depuis quelques années, on assiste au retour d’une petite «mode» dans l’univers de la périnatalité. Dans plusieurs pays, de nouvelles mamans demandent à récupérer leur placenta après l’accouchement pour le rapporter à la maison… pour le manger!

Il s’agit d’une pratique qui peut sembler étrange, mais les femmes qui l’adoptent sont convaincues des bienfaits que la consommation de leur placenta peut leur apporter. Mais ces bénéfices sont-ils scientifiquement reconnus?

D’un point de vue nutritionnel, oui, le placenta contient des vitamines, des hormones, du fer et bien d’autres nutriments. Mais dans les faits, le placenta n’en contient pas vraiment plus que du foie de veau.

On entend aussi souvent dire que les femmes qui consomment du placenta sous différentes formes se sentent en meilleure forme, produisent plus de lait et souffrent moins de dépression. Mais le fait est que ces prétentions n’ont jamais été comparées à quoi que ce soit dans le cadre d’études scientifiques rigoureuses.

Certains soutiennent que cette pratique est recommandée par des textes chinois anciens de 5000 ans. Or, il n’y avait pas de textes médicaux en Chine il y a 5000 ans. De plus, il n’y a pas de science qui n’a pas évolué dans les 3000-4000 dernières années.

Des comprimés de placenta

Malgré les limites scientifiques de ces prétentions thérapeutiques, certaines compagnies se sont spécialisées dans les pilules de placenta. De quoi s’agit-il exactement? De placenta récupéré, lavé, déshydraté et commercialisé sous la forme de comprimés que les compagnies revendent aux mères après leur accouchement, afin qu’elles le consomment un peu comme des vitamines.

D’autres compagnies vendent des comprimés de placenta, comme on en retrouve notamment dans le quartier chinois, sans qu’on sache pour autant de quel type de placenta il s’agit… Humain, animal? Hum… Pas trop rassurant…

Dans les hôpitaux québécois, le placenta est considéré comme un déchet biomédical et il est donc jeté après l’accouchement. C’est le cas notamment à l’hôpital Sainte-Justine. Par contre, une femme qui accouche avec une sage-femme a le choix de le conserver ou non.

Des propriétés esthétiques?

Tout récemment, Jennifer Aniston a déclaré à des journalistes qu’elle prenait des pilules de placenta pour avoir une peau plus radieuse et de plus beaux cheveux. Ces prétentions sont-elles fondées? Disons simplement que ça ne semble pas très sérieux…