Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Histoire de cas

L'activité thérapeutique d'aventure

Émission du 13 mars 2014

À l’hôpital Rivière-des-Prairies, des spécialistes utilisent depuis quelques années une forme de traitement bien particulière : l’activité thérapeutique d’aventure. Destiné à de jeunes patients qui souffrent de problèmes de stress importants, il s’agit d’un programme qui est basé sur le jeu d’aventure et qui donne des résultats vraiment très impressionnants.

La kinésiologie, un nouvel outil en santé mentale

Grimper sur une échelle puis se laisser tomber à la renverse sur le dos. Marcher à quatre pattes dans un labyrinthe grillagé. On pourrait se croire dans un circuit athlétique, mais il s’agit bel et bien d’un outil thérapeutique utilisé pour traiter des problèmes de santé mentale. Et ce qui est particulier, c’est qu’il est offert par des kinésiologues – donc des experts en activité physique – en collaboration avec l’équipe de psychiatres et de psychologues de l’Hôpital Rivière-des-Prairies, à Montréal.

Donald Venne, un des kinésiologues de cette équipe de pointe, nous explique que ces activités d’aventure amènent les jeunes patients à mieux identifier leurs symptômes et quantifier leur état de stress : «Notre objectif n’est pas de vouloir leur apprendre à se débarrasser du stress à tout prix, mais d’apprendre à rester efficace malgré le stress.»

Repousser le début de la médication

Pédopsychiatre au même hôpital, la Dre Hélène Bouvier nous explique que ce genre de thérapie est particulièrement utilisé avec des jeunes qui ont de la difficulté à identifier leurs symptômes de stress ou à mettre en pratique les modalités de traitement.

«Dans les cas où on débute avec la thérapie classique, quand l’enfant piétine ou ne reconnaît pas ses symptômes ou est incapable d’appliquer les stratégies, il nous arrive parfois de penser à la médication, explique la Dre Bouvier. Mais avec la thérapie d’aventure, on a une alternative. Parfois on se dit, avant de débuter la médication, que peut-être des séances en thérapie d’aventure permettraient à un jeune d’avoir davantage accès à ses symptômes et à ses stratégies. Ça peut nous permettre de repousser l’utilisation de la médication.»

Apprendre à gérer le stress

Avant de lancer les jeunes dans leur parcours d’aventure, Donald Venne s’assure toutefois de bien les préparer. Ceux-ci doivent notamment acquérir quelques bases pour les aider à mieux identifier leurs symptômes de stress et apprendre quelques stratégies de résolution de problèmes. Avant de laisser un jeune s’aventurer dans un labyrinthe, par exemple, il revoit avec lui les notions de base pour l’aider à pouvoir les utiliser lorsqu’ils seront en difficulté durant le parcours.

«D’un point de vue extérieur, ça peut paraître anodin ce qu’ils font, mais si on se met
à leur place, on se rend compte que c’est très stressant. (…) Mais de fil en aiguille, le patient devient de plus en plus autonome dans ce processus de gestion de problème.»

«Et on espère que cette confiance va pouvoir se généraliser, dans le gymnase puis dans sa vie personnelle.»