Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

La question du public

Donner son corps à la science

Émission du 29 janvier 2015

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On parle souvent des gens qui acceptent de faire don de leurs d’organes, mais moins souvent de ceux qui donnent leur corps à la science. Il s’agit pourtant d’un acte très précieux pour l’avancement de la science, notamment pour la formation des médecins et des chirurgiens.

Notre équipe s’est rendue cette semaine dans un laboratoire d’anatomie, un lieu méconnu où la vie et la mort se touchent du bout des doigts.

Un laboratoire d’anatomie

Pour le petit groupe de résidents en médecine de l’Université de Sherbrooke, ce sera une première expérience dans ce laboratoire d’anatomie. Ils auront l’occasion de commencer à exercer leurs compétences chirurgicales, sous la supervision de la Dre Nathalie McFadden, professeure à l’Université de Sherbrooke.

Claudia Beaulieu travaille dans ce laboratoire depuis neuf ans. C’est elle qui est responsable de préparer les corps pour les séances d’enseignement. Avec son collègue Denis Bisson, ils sont en quelque sorte les bons « gardiens » qui veillent sur les cadavres de ceux qui ont généreusement accepté de donner leurs corps à la science. « C’est notre rôle à nous de s’assurer que tout se passe avec beaucoup de respect envers les corps », explique Denis Bisson.

Rien ne vaut un vrai cadavre

Mais comment se fait-il que les facultés de médecine aient encore besoin de véritables corps humains? Les différentes technologies de simulation et de modélisation qui permettent de reproduire le corps humain ne sont-elles pas suffisantes pour permettre aux futurs médecins de s’exercer sans pour autant avoir à disséquer de vrais cadavres?

« On peut facilement voir la texture d’un tissu et sa résistance, explique la Dre McFadden. Ce sont des choses qui ne sont pas encore développées comme telles dans les simulateurs. Ce n’est pas encore assez avancé pour ça. »

« Les livres c’est bien, les ordinateurs c’est bon, les mannequins, c’est bon, mais je crois que l’ultime jamais inégalé reste encore le corps humain », ajoute Denis Bisson.

Faire don de son corps

Au Québec, il existe différentes manières de donner son corps (ou une partie de son corps) à la science : via le programme de don de corps du gouvernement québécois, directement aux universités ou alors à la banque de cerveaux de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas.

Le programme québécois de don de corps est géré par l’Agence de santé et de services sociaux de la capitale nationale. Les dons sont transmis aux laboratoires d’anatomie des universités McGill, Laval, Sherbrooke et Trois-Rivières. Le CÉGEP de Rosemont et son laboratoire de thanatologie en profitent aussi. C’est un programme qui n’a rien à voir avec celui du don d’organe.

Pour en savoir plus sur le don de corps et la procédure à suivre :

http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/organisation/don_corps/index.php?accueil