Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Histoire de cas

Jay Bouvier : être père après un cancer

Émission du 5 mars 2015

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Chaque année au Canada, 3000 jeunes de 15 à 29 ans reçoivent un diagnostic de cancer. La majorité d’entre eux en survivent, mais les traitements qu’ils reçoivent génèrent toute une gamme d’effets secondaires, dont l’infertilité. Dans les départements d’oncologie, on commence à peine à être sensibilisé à cette question. Résultat : ce ne sont pas encore tous les patients qui se font offrir de préserver leur fertilité avant le début des traitements afin de pouvoir un jour fonder une famille.

Jay Bouvier avait 27 ans quand il a appris qu’il était atteint d’un cancer. Pour ce jeune homme sportif et en bonne santé apparente, c’était effectivement un choc. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il s’agissait d’un lymphome, donc d’un cancer plus facile que d’autres à traiter. Mais tout de même, qui dit cancer, dit chimiothérapie…

Jay a eu la chance de tomber sur un médecin qui a pensé à lui demander, deux jours avant le début de sa chimiothérapie, s’il était intéressé à avoir des enfants un jour et à prendre des mesures pour préserver sa fertilité. « Bien sûr que je voulais avoir la possibilité de fonder une famille, raconte-t-il. Mon médecin est vraiment un médecin formidable d’avoir pensé à moi, deux jours avant le début de ma chimiothérapie. »

Les traitements de chimiothérapie, de radiothérapie et de greffe de moelle osseuse ont effectivement rendu Jay infertile. Mais comme il avait suivi la suggestion de son médecin de préserver des échantillons de sperme, son infertilité ne l’a pas empêché de fonder une famille quelques années plus tard. Avec sa conjointe, ils se sont engagés dans une procédure d’insémination artificielle qui leur a permis de donner naissance à deux beaux jumeaux aujourd’hui âgés de deux ans.

Un processus complexe

La procédure d’insémination artificielle ne s’est toutefois pas déroulée facilement. Les deux premières tentatives se sont soldées en échec, ce qui a amené Jay et son équipe médicale à se questionner sur la qualité du sperme qu’il avait fait congeler avant sa chimiothérapie. Étant donné qu’il était déjà malade avant de produire cet échantillon, son sperme était-il déjà de mauvaise qualité? Difficile de répondre à cette question…

Jay et Isabelle se sont alors fait proposer une technique de pointe : un protocole de sélection des meilleurs spermatozoïdes. Ils ont eu la chance d’être les premiers à expérimenter cette approche, ce qui s’est soldé par un franc succès.

Après avoir traversé la maladie, puis ensuite ces difficultés à fonder une famille, Jay Bouvier souhaite maintenant sensibiliser les gens au fait que la maladie peut toucher n’importe qui. C’est pourquoi il invite les gens à faire des dons aux associations qui financent la recherche médicale dans différents domaines.