Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le portrait

Danse-thérapie : danser pour aller mieux

Émission du 5 mars 2015

Le monde médical s’intéresse de plus en plus à des méthodes non traditionnelles pour soigner les gens. Parmi les thérapies dites « alternatives », on retrouve notamment la thérapie par la danse. Plusieurs études sont d’ailleurs actuellement en cours au Québec pour évaluer les bienfaits possibles de cette approche. Mais au centre Lucie-Bruneau, voilà déjà 5 ans que des thérapeutes utilisent cette approche avec des résultats forts étonnants.

Sclérose en plaques, accident vasculaire cérébral, douleurs chroniques : les participants des ateliers de danse-thérapie de Brigitte Lachance ont des parcours bien différents les uns des autres, mais ils sont tous unis par le désir de retrouver un plus grand bien-être. Et à les voir danser tous ensemble dans une salle, il est évident que cette approche leur procure aussi beaucoup de plaisir.

Danseuse de formation et de métier, puis ensuite physiothérapeute, Brigitte Lachance a développé cette approche pour aider les gens souffrants à retrouver le plaisir de bouger. « Je crois que plusieurs d’entre eux ne pensaient plus que danser était une chose possible pour eux, témoigne-t-elle. Même de retrouver une forme de plaisir en groupe en étant acceptés tels qu’ils sont, j’ai l’impression que c’était un enjeu de taille pour plusieurs. »

« Dans ce cours de danse, on fait goûter à plusieurs types de mouvements, explique-t-elle. L’idée n’est pas de tout aimer, mais d’expérimenter. (…) Le but du groupe est donc de diversifier le mouvement et de se redonner confiance pour savoir qu’on peut aller chercher certains mouvements »

Allier la physiothérapie à la danse

Quand elle a commencé à explorer la thérapie par la danse, Brigitte Lachance ne savait pas trop dans quoi elle s’embarquait. Elle avait envie d’allier son bagage de danseuse à son expérience de physiothérapeute, mais elle n’avait pas encore d’idée très claire de ce que ça allait donner. Le centre Lucie-Bruneau lui a donné l’opportunité de commencer à développer son programme et à l’offrir aux patients.

Devant le succès de cette approche, des chercheurs de l’Université de Montréal et de l’Université McGill ont manifesté l’intérêt d’en mesurer les résultats. Un projet de recherche a été mis sur pied pour évaluer les patients au début et à la fin d’une session de 12 semaines. Pour mesurer les bienfaits de manière objective, les chercheurs ont utilisé la mesure d’un test de marche. « Ce qu’on a pu observer, rapporte Brigitte Lachance, c’est que la majorité [des patients], au début, prenaient plus de 14 secondes pour réaliser ce test. Et 14 secondes, c’est très important, car quand on passe en dessous, on a beaucoup moins de chance de tomber. Et à la fin de la session, quand on a réévalué les patients, la majorité d’entre eux avaient passé en dessous de 14 secondes et étaient donc beaucoup moins à risque de chute. »

Les patients que notre équipe a rencontrés ont tous témoigné des bienfaits que la thérapie par la danse leur procure. Certains ont un meilleur équilibre, d’autres marchent avec plus d’assurance ou réussissent à reculer alors qu’ils étaient incapables de le faire auparavant.

Devant les résultats positifs recueillis par les chercheurs, Brigitte Lachance souhaite maintenant faire la promotion de la thérapie par la danse à d’autres institutions : « Ça fait partie de la mission du centre Lucie-Bruneau de diffuser les connaissances. Alors c’est certain qu’on va aller présenter nos résultats dans des conférences, mais ce qu’on veut le plus, c’est aller dans les autres centres de réadaptation pour faire connaître cette thérapie qui est vraiment prometteuse. »