Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Le Dossier Santé Québec

Émission du 12 mars 2015

Voilà déjà une dizaine d’années qu’on entend parler du fameux Dossier Santé Québec, un dossier médical informatisé et centralisé. Et nous y sommes finalement : il est maintenant implanté dans pratiquement toutes les salles d’urgence du Québec, les laboratoires et les pharmacies. Mais quand on en entend parler, c’est généralement en mal. Le ministre Barrette l’a notamment qualifié « d’échec retentissant ». Notre animateur, le Dr Georges Lévesque, a toutefois un tout autre point de vue là-dessus. Dans son métier d’urgentologue, le nouveau Dossier Santé représente une percée majeure qu’il qualifie de « pur ravissement ».

Un outil inestimable

À l’heure actuelle, le Dossier Santé Québec permet aux médecins d’accéder en temps réel à une partie des informations médicales compilées sur les patients qu’ils rencontrent en clinique : tests d’imagerie, tests de laboratoire et historique de prescriptions de médicaments pour les 12 derniers mois. Cela peut sembler peu, mais pour les médecins c’est énorme, car cela facilite grandement le processus d’évaluation et de diagnostic des médecins d’urgence lorsqu’ils rencontrent un nouveau patient.

Ailleurs au Canada

Le Québec se fait souvent reprocher d’être en retard par rapport à ce processus d’information des dossiers médicaux. Il est vrai qu’en Alberta et en Colombie-Britannique, le projet est un peu plus avancé qu’ici. Mais ailleurs, tout n’est pas si rose.

En Grande-Bretagne, par exemple, le gouvernement a investi des milliards dans un projet d’informatisation centralisée des dossiers médicaux, mais cette opération s’est soldée par un échec retentissant. Résultat : retour à la case départ. En Australie, on n’est guère plus avancés.

Encore en développement

Au Québec, le développement du Dossier santé n’est d’ailleurs pas terminé. On envisage notamment y ajouter certains éléments, comme des données sur les hospitalisations du patient ainsi que les résultats d’électrocardiogrammes.

Force est de reconnaître toutefois que le projet ne se déroule pas sans écueil, et qu’il coûte beaucoup plus cher que prévu. Mais plutôt que de le critiquer, croisons les doigts pour qu’il continue à s’améliorer dans les années à venir.

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