Une pilule une petite granule

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Durée :
60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le portrait

Vincent Échavé, médecin humanitaire

Émission du 20 septembre 2007

Le petit Vincent a toujours su qu’il consacrerait sa vie à aider les plus démunis. Avoir grandi à Cuba et côtoyé de près la misère humaine ont sûrement été ses grandes motivations. La médecine représentait pour lui l’outil de prédilection pour y parvenir. Médecin à Sherbrooke depuis le début des années 1970, Vincent Échavé est chirurgien généraliste, vasculaire et thoracique au Centre hospitalier universitaire.

Son travail quotidien auprès des malades, son implication dans l’enseignement et ses engagements humanitaires dans les zones les plus meurtries de la planète lui ont valu le prestigieux Grand Prix 2007 décerné par le Collège des médecins du Québec.

Dans sa ville d’adoption, ses patients ont changé de visage. Les personnes qui le consultent dans le petit bureau bleu combattent surtout le cancer du poumon. Pour eux, le Dr Échavé reste le dernier espoir.

Tour à tour, il prend le temps de les accompagner et de leur témoigner tout le soutien nécessaire. «Quand les gens doivent affronter l’imminence d’une opération pour un cancer du poumon, par exemple, je sais que les semaines avant la chirurgie seront pour eux une épreuve terrible», raconte Vincent Échavé.

De chaque côté de la misère, ses patients sont confrontés à la mort; lui, il apaise leur détresse. «C’est essentiel de leur expliquer ce qu’on fait, quels seront les résultats et à quelle qualité de vie ou même à quelles chances de survie ils peuvent s’attendre.»

Les explications qu’il donne à ses patients s’inscrivent dans une approche holistique, c'est-à-dire qu’il considère les soins de manière globale, comprenant la situation avant, pendant et après une opération. Pour le Dr Échavé, la médecine signifie d’abord soigner un patient en opérant un corps, mais la science inclut nécessairement pour lui les soins de l’âme du patient. «Il faut s’occuper de lui et l’accompagner, prend-t-il soin d’ajouter. C’est très important pour eux de savoir qu’il y a quelqu’un qui va s’occuper de lui, une personne à qui téléphoner.»

Si cette sensibilité à la douleur des autres lui vient de ses origines, de ses valeurs familiales, ce sont peut-être ses missions en Afrique dans les zones de guerre qui l’ont le plus rapproché des gens et de leur détresse. «Dans de pareilles situations, on prend les mêmes risques que la population qu’on soigne», avance-t-il. Une proximité qu’il entretient encore aujourd’hui dans sa pratique quotidienne et dont l’engagement est applaudi par l’ensemble de la communauté.

Ressources
Médecins sans frontières (MSF)