Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le portrait

Le grand choeur du Dre Raymonde Dupras

Émission du 6 décembre 2007

Les mardis soirs, la maison de la Dre Raymonde Dupras se transforme en salle de musique. Une trentaine de sopranos, d’altos, de ténors, de basses et de barytons répètent les airs qu’ils entonneront en concert. La Dre Dupras a fondé cette chorale à l’automne 2006. Le Choeur des Berges de C.A.M.I., qui tire son nom de l’emplacement de la maison située près des berges du Saint-Laurent à Brossard, est un choeur particulier. Les trois quarts de ses membres sont des patients de la fondatrice.

Toute jeune, Raymonde Dupras voulait devenir musicienne. Après avoir complété un baccalauréat en guitare classique, elle bifurque vers son deuxième amour, la médecine. Aujourd’hui omnipraticienne, elle travaille en clinique en plus d’assurer le suivi médical dans trois résidences de personnes âgées de la Rive-Sud et dans un centre de désintoxication. «J’aime beaucoup être médecin. On peut donner, apprendre et recevoir, affirme-t-elle. Si on est empathique envers nos patients, ils nous font confiance et suivent le traitement prescrit. Il n’est pas rare qu’un patient me dise être venu dans mon bureau pour y chercher de l’énergie!»

La Dre Dupras a vécu une période d’épuisement professionnel au début de sa carrière. Aujourd’hui, elle connaît l’importance de cultiver ses passions. «J’ai appris à me connaître, à respecter mes limites. Il faut avoir une vie équilibrée pour éviter l’épuisement professionnel.» C’est pourquoi elle a fondé sa chorale, qui compte aujourd’hui plus de quarante membres, recrutés en bonne partie parmi ses patients.

À chaque consultation, Dre Dupras en profite pour inviter ses patients à joindre la chorale. C’est une activité qui a des vertus thérapeutiques certaines, estime-elle. «Parmi nos membres, on trouve trois dames devenues veuves récemment. Quand on perd son conjoint, on a besoin de sortir de chez soi. On ne sait pas toujours où sortir, ni à qui parler. La chorale est une activité qui met les gens en contact avec les autres sans qu’ils soient obligés de parler. C’est énergisant. Et le temps d’un soir, les gens oublient leurs petits malheurs.»

Quand elle ouvre sa maison ainsi à ses patients, elle y voit la continuité de sa pratique médicale. «On devient médecin pour s’occuper des autres. Ma chorale, c’est comme un dédoublement de mon travail de médecin. J’ai l’impression que je continue de m’occuper de mes patients.»