Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Santé sans file

Émission du 28 février 2008

Il faut boire au moins 8 verres d’eau par jour, vrai ou faux?

Faux, et un peu vrai. Cette affirmation ne repose sur aucun fondement scientifique. Par contre, on sait que l’organisme a besoin quotidiennement d’une certaine quantité d’eau pour maintenir une bonne santé. Elle est évaluée à 2 litres d’eau, soit l’équivalent de deux verres d’eau de 250 ml chacun.

L’eau peut aussi bien provenir du café, du lait dans les céréales, de la soupe, de la bière ou du vin qui accompagnent votre souper.

Donc, il n’est pas nécessaire de vous obliger à prendre 8 verres d’eau supplémentaires par jour.

Santé sans file 
Marie-Hélène - Vous avez sûrement entendu parler de Santé sans file, un nouveau service de consultation médicale en ligne qui sera disponible au printemps 2008. Il vous propose d’utiliser une webcaméra pour contacter un médecin, sans avoir à vous déplacer.

Les services comprennent les consultations, les diagnostics et les prescriptions, sans jamais avoir été en contact physique avec votre médecin. Évidemment, cette approche soulève plusieurs questions, qu’on a envie de demander au docteur Lévesque.

Marie-Hélène - qu’en penses-tu, Georges?
Personnellement, faire une consultation téléphonique reste la chose que je déteste le plus faire au monde. C’est tout d’abord frustrant et à la limite dangereux.

Marie-Hélène - Normalement, quand on consulte un médecin à la clinique médicale ou à l’urgence, le premier contact commence par un examen physique. Qu’est-ce qu’il vous permet de détecter?

Georges – Je me suis déjà fait dire qu’au fond, la médecine est un métier manuel. Quand on reçoit un patient, on lui examine systématiquement les yeux, les oreilles, la bouche, on écoute ses poumons et son cœur, on tâte aussi le ventre. Pour ausculter des problèmes mineurs aux articulations, on les touche pour sentir la présence de chaleur ou non, on les fait bouger. Je pense que l’exament physique reste une partie essentiel de notre métier. À défaut de le faire, les difficultés de donner le bon diagnostic augmentent.

Marie-Hélène –  C’est en prenant la mesure de la pression et de la température qu’un médecin arrive à avoir une bonne une idée des symptômes d’un patient, non?

Georges - Oui, on procède à une évaluation de ce qu’on appelle les signes vitaux, notamment la température et la respiration.

Marie-Hélène - Les médecins en ligne seront forcément limités à poser un diagnostic. Quels types de bilan pourra-t-on établir avec un tel examen sur le Web?

Georges – Honnêtement, à part renouveler une prescription ou conseiller à un patient enrhumé d’aller se reposer, je trouve les interventions assez limitées.

Marie-Hélène – Une telle pratique comporte sûrement des risques d’erreurs médicales. Les médecins vont-ils hésiter à se mouiller?

Georges – Chaque jour au travail, une personne me raconte son histoire pour m’aider à mieux comprendre son problème. Au moment où je l’examine, il m’arrive de constater complètement autre chose. La situation risque aussi de se produire avec des patients devant une caméra qu’on ne pourra pas toucher. C’est sûr, des risques sont bien présents.

Marie-Hélène – Georges, quelles sont les chances de te rencontrer si on fait affaire avec Santé sans file?

Georges – À peu près nulles!

Ressources
Santé sans file
www.santesansfile.com