Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

La question du public

Quoi faire quand on a une cataracte?

Émission du 2 octobre 2008

Expert invité : Dr Jean Daniel Arbour

Avec le vieillissement de la population, on va parler de en plus de la cataracte. Elle consiste en une opacification du cristallin, la petite loupe à l’intérieur de l’œil, ce qui entraîne une vision floue, plus sombre et une mauvaise perception des couleurs de l’environnement.

Les risques et périls
La cataracte est la première cause mondiale de cécité. Dans les pays industrialisés, le risque de perdre la vue est toutefois très faible. Très courante chez les personnes âgées, la cataracte nuit aux activités quotidiennes : conduite automobile, lecture, travail, etc.

Les risques de développer une cataracte augmentent si on est atteint de diabète ou si on a subi un traumatisme à l’œil. La prise régulière de certains médicaments, comme la cortisone ou les anti-arythmiques, de même que des traitements comme la radiothérapie constituent aussi des facteurs de risque.

Peut-on la prévenir?
Pas vraiment. La cataracte est un processus de vieillissement «normal » de l’oeil. Éviter de fumer et ne pas trop s’exposer au soleil pourraient toutefois aider à diminuer le risque de développer cette maladie.

Qu’est-ce qui se passe?

La densité du cristallin augmente, ce qui affecte notamment la perception des couleurs. Les objets vont prendre une teinte jaune et la luminosité diminue. La vision s’embrouille. Le soleil et les phares de voiture, par exemple, provoqueront des éblouissements. Non traitée, la cataracte peut entraîner la cécité.

Opération : un taux de succès de 95 %
La chirurgie est le seul traitement de la cataracte. Avant d’envisager une telle opération, la maladie doit être suffisamment avancée pour nuire au quotidien du patient. Il faut également vérifier si la situation peut être corrigée par un simple changement de lunettes.

La procédure chirurgicale consiste à enlever le cristallin malade et à le remplacer par une lentille artificielle. Elle se pratique sous anesthésie locale.

Le taux de réussite est supérieur à 95% chez les patients qui ne souffrent pas d’autres pathologies. Le risque le plus grave, et le plus rare, est la perte de l’œil causée par une infection interne. Les principales complications de cette intervention sont l’hémorragie, la chute de morceaux de cristallin au fond de l’œil ou, à plus long terme, le décollement de la rétine.

Quelle lentille choisir?
Lentilles pliables (ou injectables) ou lentilles rigides? En Amérique du Nord, la majorité des lentilles implantées sont injectables. L’intervention est plus facile à réaliser avec ce type de lentille, car une toute petite incision de l’œil suffit pour la mettre en place. La guérison est aussi plus rapide.

Il faut savoir que la lentille rigide est la seule à être remboursée par le régime collectif d’assurance maladie. Le coût des lentilles varie entre 250 et 1 000 $.

Ressources
Association des médecins ophtalmologistes du Québec
(514) 350-5124
amoq@fmsq.org
www.amoq.org