Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Doit-on bannir les gras trans?

Émission du 30 octobre 2008

Doit-on bannir les gras trans?
Au cours des dernières années, plusieurs groupes ont fait pression pour que soient bannis les gras trans dans les restaurants et les chaînes d’alimentation. Encore récemment, un membre de l’équipe du maire Tremblay a dit souhaiter que Montréal imite en ce sens les villes de New York, Boston et Philadelphie.

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un gras trans? Il faut savoir qu’il existe très peu de gras trans à l’état naturel (on en trouve un tout petit peu dans le beurre); ils sont une création humaine, le résultat d’un procédé chimique.

Autrefois, en alimentation, on utilisait surtout des graisses animales saturées comme le beurre et le lard, qui sont néfastes pour la santé lorsque consommées en grande quantité. Comme ils sont saturés, ces gras sont «solides», ce qui leur confère des avantages sur le plan pratique. Entre autres, ils se conservent plus longtemps et sont plus faciles à utiliser en cuisine. Les graisses végétales, elles, sont liquides parce que insaturées, mais elles sont bien meilleures pour la santé!

L’homme a inventé un procédé pour saturer – ou hydrogéner – partiellement les graisses végétales, afin de leur donner cette même texture solide que les graisses animales. Une graisse végétale hydrogénée est un gras trans.

Le fameux Crisco est né en 1912 et, près d’un siècle plus tard, en 2007, le fabricant a été obligé de changer sa recette.

Que s’est-il passé? Pendant longtemps, on a dit des graisse végétales hydrogénées – des gras trans – qu’elles étaient meilleures pour la santé que les graisses animales saturées, notamment parce qu’elles étaient seulement partiellement saturées. Or, ce dont on s’est rendu compte avec le temps, c’est qu’en modifiant la structure de ces gras, on les avait rendus nocifs pour la santé, et même plus nocifs que tous les autres.

De très nombreuses études ont été publiées sur cette question et, pourtant, au Québec, on retrouve encore des gras trans dans les restaurants et les supermarchés. Qu’attend-on pour intervenir? Depuis une cinquantaine d’années, les gras trans sont utilisés à grande échelle par l’industrie alimentaire. Ils sont partout, et constituent donc un enjeu économique majeur. Et il faut dire qu’il est bien difficile de changer les habitudes alimentaires d’une société du jour au lendemain.

Il n’en demeure pas moins que certaines villes, dont Calgary, en janvier 2008, ont pris des initiatives pour limiter leur consommation, par exemple en interdisant leur utilisation par les restaurants. Actuellement, au Québec, il n’y a aucun moyen de savoir si on mange des gras trans ou pas au restaurant. À l’épicerie, il faut lire les étiquettes.

Bref, pour l’instant, c’est au consommateur de s’informer...

On rapetisse en vieillissant. Vrai ou faux?
 
Vrai. À partir de l’âge de 40 ans, on perd un demi-pouce (1,2 centimètre) tous les dix ans, et ce déclin s’accélère après 70 ans. C’est ce qu’a découvert l’Institut national américain sur le vieillissement, qui mène actuellement une vaste recherche sur ce sujet auprès de plus de 2000 participants (Baltimore Longitudinal Study of Aging).

Les hommes perdent en moyenne deux pouces (5 centimètres) entre 30 et 80 ans et les femmes, 3 pouces. Les principales causes sont l’ostéoporose, les mauvaises postures et le manque d’exercice.

Ressources
Article de la Harvard Medical School