Une pilule une petite granule

Émission disponible en haute définition

Diffusion terminée

Diffusion :
Diffusion terminée
Durée :
60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le portrait

La nouvelle passion de Maryse Turcotte

Émission du 20 novembre 2008

Maryse Turcotte est considérée comme la meilleure haltérophile de l’histoire canadienne. Elle a participé deux fois aux Olympiques, raflé une quatrième place à Sydney en plus d’avoir été trois fois médaillée aux Championnats du monde. Aujourd’hui, elle se consacre à sa nouvelle passion : la médecine! Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a toujours la flamme…

«Ça me prenait un métier dont l’horaire allait être un peu fou!, lance Maryse Turcotte. J’ai été une athlète de haut niveau; je suis habituée de devoir performer au quotidien, à avoir des horaires de fou. J’ai été habituée à avoir beaucoup, beaucoup, beaucoup de stimulation!»
À 33 ans, l’ex-athlète a privilégié ses études en médecine plutôt que l’entraînement qu’aurait exigé une participation aux Jeux Olympiques de Pékin et à d’autres compétitions internationales. Ce qui ne l’empêche pas de garder la forme! «Je vais quand même faire du sport 4 ou 5 fois par semaine! Bouger, c’est important. Le sport est aidant, tant au niveau de la santé physique que de la santé mentale.»

Maryse Turcotte se décrit comme une personne travaillante, qui aime dépasser ses propres limites, plutôt que naturellement douée. «Quand j’ai commencé à pratiquer l’haltérophilie, c’était bon ce que je faisais, mais c’est vraiment le travail acharné qui m’a amené jusqu’aux Jeux Olympiques. En médecine, c’est la même chose. Je ne me considère pas comme une des personnes les plus douées de la classe, mais je m’organise bien et je travaille beaucoup.»

Ce qui la motive autant? Le doute! La crainte de ne pas réussir. «Je sais que ça ne paraît pas! Les gens me décrivent comme une personne super confiante. Mais à l’intérieur de moi, ce n’est pas comme ça. J’ai toujours peur de manquer mon examen, j’avais toujours peur de rater ma compétition… ça n’avait aucun bon sens!»
Ce manque de confiance, ce doute constant, l’incite à travailler plus fort, mais aussi à être plus minutieuse, à valider, à vérifier et à revérifier, avant d’agir. Une qualité recherchée chez les médecins. «C’est la façon dont on peut minimiser les erreurs. Cette incertitude nous pousse à aller plus loin.»

Avoir une incidence sur la collectivité
Maryse Turcotte se destine à la médecine familiale, une pratique plus humaine, plus communautaire. «Je veux pratiquer une médecine qui me permettra d’avoir le temps d’écouter mes patients, de discuter avec eux, de comprendre leur situation. Je veux voir le patient d’une façon globale, et non pas me limiter au petit bobo pour lequel il vient me consulter aujourd’hui.»

La future médecin compte s’établir en région, au sein d’une collectivité avec laquelle elle pourra tisser des liens plus étroits, avoir une certaine influence…en les sensibilisant, notamment, à l’importance de l’activité physique! Elle souhaite aussi monter un projet pour améliorer la qualité de vie des personnes âgées, une catégorie de patients qui lui tient particulièrement à cœur.

«J’aimerais qu’un jour, on dise : ‘Il y a un médecin du nom de Dre Turcotte dans cette région-là qui a réussi à développer tel ou tel projet pour les personnes âgées. Et ça marche’!»