Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Se faire soigner à l'étranger... à vos risques et périls?

Émission du 15 janvier 2009

Se faire soigner à l’étranger : à vos risques et périls?

Nous vous avons présenté aujourd’hui le portrait d’une jeune femme, Sandra Cassell, qui souffre de rétinite pigmentaire, une maladie pour laquelle il n’existe aucun traitement. Pour environ 10 000 $, l’entreprise SSI propose pourtant un traitement aux Québécois qui en sont atteints. Un traitement, dit-elle, révolutionnaire, pratiqué uniquement à Cuba.

Ce traitement comporte trois volets : une opération chirurgicale consistant à introduire du tissu adipeux dans l’oeil pour augmenter la circulation; une électrostimulation de l’œil (à l’aide d’aimants) et une exposition à l’ozone. L’entreprise affirme que ce traitement peut guérir la rétinite. Pourquoi alors n’offre-t-on pas ces traitements ici?

En général, si une équipe de recherche publie des résultats qui paraissent révolutionnaires, bien d’autres gens un peu partout dans le monde ne tarderont pas à tenter de les reproduire. Et voilà où le bât blesse : aucune étude, autre que celles de Cuba, n’a été publiée. Les recherches cubaines datent elles-mêmes de plus de quinze ans. En l’absence de données probantes, aucune association d’ophtalmologistes ne soutient cette approche.

Le traitement offert par l’entreprise SSI apparaît donc un peu louche! Nous avons donc fait notre petite enquête. Nous avons tout d’abord lu un livre publié par un des médecins opérant à Cuba. Ce qui en ressort? Ce traitement, au mieux, pourrait ralentir la progression de la rétinite pigmentaire, pas la guérir. De même, à la suite du traitement, les résultats demeurent modestes : aucune amélioration de l’acuité visuelle et une augmentation légère, et temporaire du champ visuel. Bref, les médecins ne prétendent pas faire de miracle!

Nous avons aussi vérifié certaines informations publicisées par l’entreprise, par exemple que des médecins de quelque 80 pays auraient envoyé des patients se faire traiter à Cuba. Or l’entreprise n’a pas été capable de nous fournir un seul nom de médecin. Sur le site Internet de l’entreprise, on trouve également plusieurs aberrations, dont la promesse éventuelle de recevoir un vaccin contre le cancer du poumon avancé.

Il y a bel et bien tourisme médical et… tourisme médical. Si un Américain, par exemple, n’a pas les moyens de se faire opérer pour une cataracte aux États-Unis, il pourrait profiter d’un meilleur prix en allant à Cuba, en Inde ou en Uruguay. Il faut tout de même se rappeler que cette industrie n’est pas réglementée, et que le suivi médical peut s’avérer bien difficile. Les médecins cubains ne suivent pas leurs patients jusqu’à Montréal. De même, en cas de complications, il peut y avoir des problèmes avec les compagnies d’assurance.

L’alcool fait rapetisser le cerveau. Vrai ou faux?
VRAI! Il serait encore plus juste de dire que l’alcool fait rapetisser ENCORE PLUS le cerveau! Après soixante ans, notre précieux organe perd «normalement» environ 2 % de sa masse chaque année. Cette atrophie n’affecte pas les habiletés cognitives comme la mémoire, la concentration et la rapidité d’analyse des informations. Mais l’alcool pris en grande quantité, soit plus de quatorze consommations par semaine, peut endommager les fonctions cérébrales.

Ressources
Drinking and the shrinking brain - Washington Post

Moderate alcohol consumption linked to brain shrinkage

Drinking heavy amount of alcohol shrinks your brain