Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

La question du public

Les risques de l'anesthésie

Émission du 22 janvier 2009

Un de mes proches doit subir une anesthésie générale prochainement, ai-je raison de m’inquiéter?
(NICOLE TREMBLAY, MONTRÉAL)

Expert invité : Dr Pierre Fiset, chef anesthésiste, Hôpital de Montréal pour enfants

L’anesthésie générale actuelle est bien différente de celle qu’on pratiquait au 19e siècle. À l’époque, on utilisait de l’éther, qui pouvait causer plusieurs effets secondaires, comme de sérieuses migraines, et même parfois la mort. Mais l’anesthésie est aujourd’hui une technique très sécuritaire!

Mythes et faits

Plusieurs patients ont peur de ne pas se réveiller à la suite d’une anesthésie générale ou, à l’inverse, de se réveiller pendant la chirurgie. Ces deux craintes relèvent plus des croyances que des faits. Seule une infime portion de patients (0,2 %) sous anesthésie générale émergeront à la conscience au cours de l’intervention, mais cet épisode ne dure que quelques secondes. Rien à voir avec cette célèbre scène de cinéma pendant laquelle un patient sous anesthésie, complètement paralysé, souffre le martyr pendant 6 heures! Qu’on se le dise : une telle chose est impossible.

De même, dans la mesure où on est en bonne santé, le risque de mourir d’une anesthésie est extrêmement faible.

Pertes de mémoire et effets secondaires
À la suite d’une anesthésie générale, on peut ressentir différents malaises, dont une perte de mémoire à court terme. Les effets secondaires s’apparentent à ceux d’un « lendemain de veille ». On se sent groggy, un peu perdu, vaguement nauséeux. Mais, comme pour l’abus d’alcool, ces effets disparaîtront assez rapidement.

Quant aux effets à long terme de l’anesthésie, ils sont moins connus. On poursuit actuellement des recherches sur l’impact de l’hospitalisation (toutes procédures confondues) sur les fonctions cognitives.

1, 2, 3… dodo
La procédure d’anesthésie consiste à induire un cocktail de médicaments par voie intraveineuse. Ces drogues agissent à deux niveaux : la conscience et l’homéostasie (maintien des fonctions normales de l’organisme). On s’assure, notamment, d’enlever tout tonus musculaire afin de faciliter la chirurgie et on sécurise les voies respiratoires.

Une technique sécuritaire
Les médicaments utilisés aujourd’hui sont très sécuritaires; ils sont faciles à contrôler et provoquent peu d’effets secondaires. Les techniques de monitoring permettent aussi de surveiller constamment l’état du patient. La formation des médecins est également beaucoup plus poussée qu’auparavant et inclue maintenant de nombreuses simulations. Les étudiants ont ainsi l’occasion de tester leurs techniques dans différentes situations, y compris lors d’une panne d’électricité!