Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Les pharmaciens et le droit de prescrire

Émission du 22 janvier 2009

Les pharmaciens devraient-ils pouvoir prescrire certains médicaments ? La pratique est déjà établie en Alberta et au Nouveau-Brunswick, et le ministère de la Santé de l'Ontario a récemment émis une recommandation allant en ce sens. Qu’en est-il au Québec?

Depuis 2003, la loi 90 autorise les ordonnances collectives, des ententes signées entre les médecins et d’autres professionnels de la santé comme les ambulanciers, les infirmières et les pharmaciens.

Les pharmaciens peuvent, par exemple, donner la pilule du lendemain sans prescription à une femme qui n’a pas le temps d’aller voir un médecin. Des ententes locales existent également : dans certaines régions, les pharmaciens peuvent, par exemple, donner des produits de remplacement de la nicotine, comme les « patchs » et la gomme. Dans certains cas, ils peuvent aussi prescrire des anovulants à des femmes en santé pour une période allant jusqu’à six mois.

En Alberta, les pharmaciens vont jusqu’à poser un diagnostic pour des cas mineurs et faciles à soigner, comme les otites, les conjonctivites et les infections urinaires.

L’intention des gouvernements est-elle de désengorger le système de santé? Qu’en pensent les médecins? Au Collège des médecins, on considère que c’est une avenue à explorer compte tenu de la pénurie de médecins de familles. Les pharmaciens sont, évidemment, très calés en pharmacologie. Ils connaissent les effets et les contre-indications des médicaments. Mais qu’en est-il du diagnostic?

Peut-on penser qu’on pourrait éventuellement se présenter au comptoir de la pharmacie et, par exemple, repartir avec un antibiotique, après avoir simplement dit souffrir d’une infection urinaire? Une question de jugement de la part du professionnel de la santé. Après tout, dans une clinique sans rendez-vous, les choses se passent bien souvent de la même façon. Mais on peut se poser la question pour des maladies un peu plus complexes, comme une otite, qui nécessite tout de même un examen de l’oreille afin de déterminer s’il s’agit d’une infection ou pas.

C’est aussi là, une question de jugement, mais tout de même une avenue à explorer…

Il ne faut jamais réveiller un somnambule. Vrai ou faux?
Faux. Il n'est pas plus risqué de réveiller un somnambule qu'un individu qui dort paisiblement dans son lit. Il ne faut donc pas hésiter à réveiller un somnambule qui se retrouverait dans une situation potentiellement dangereuse pour sa santé.
http://www.theregister.co.uk/2007/01/27/the_odd_body_wake_sleepwalker/