Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

La question du public

Améliorer sa mémoire avec les jeux électroniques. Vraiment?

Émission du 5 mars 2009

« Est-ce qu'on peut vraiment améliorer sa mémoire  avec les nouveaux jeux électroniques qui sont sur le  marché? »
Robert Guimond, Chambly

Experte invitée : Sylvie Belleville, chercheure en neuropsychologie, Institut de gériatrie de Montréal

Il existe, évidemment, plusieurs types de jeux électroniques d’entraînement cérébral. Beaucoup d’entre eux misent sur la répétitivité, par la résolution de problèmes, la reconnaissance des visages, etc.

Un importante littérature scientifique a démontré que les activités dites « stimulantes » - aller au musée ou au théâtre, jouer au scrabble ou à d’autres jeux de société, faire des mots croisés ou des sudoku - pouvaient aider à protéger contre le déclin cognitif, et même la maladie d’Alzheimer. Mais on ne sait pas si les jeux électroniques, en particulier, sont efficaces.

Vieillir, c’est « stratégique »
Dans le processus de vieillissement, il se produit une perte de neurones et des connexions entre les neurones, d’où un ralentissement progressif des facultés cognitives. En d’autres mots, le cerveau a besoin de plus de temps pour traiter l’information et trouver la « bonne solution ».

Pour conserver sa mémoire et ses facultés d’analyse, il faut développer de nouvelles stratégies cérébrales. La mémoire est, par essence, associative. On apprend beaucoup mieux en associant des mots, des idées, des émotions, qu’en répétant une information. Par exemple : on associe le nom de la spécialiste – Belleville – à la beauté enneigée de la ville le jour où on l’a rencontrée. Autre exemple : M. Roy, dont la barbe évoque la couronne d’un souverain.

Hygiène de vie
Plusieurs facteurs ont un impact négatif sur la mémoire et le déclin cognitif; un certain bagage héréditaire, des médicaments, l’alcool, les troubles du sommeil, etc. À l’inverse, l’activité physique, une saine alimentation, un réseau social développé et la pratique d’activités stimulantes constituent des facteurs de protection.