Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Le jeu en ligne crée-t-il plus de joueur pathologique?

Émission du 5 mars 2009

Le jeu pathologique est devenu une importante préoccupation de société. Et la situation ne va peut-être  pas en s’améliorant, compte tenu de la popularité grandissante des jeux de hasard en ligne. Une  étude récente révélait que cinq millions et demi de Canadiens les visitent chaque mois! Y a-t-il de plus en plus de joueurs pathologiques?
 
Entre 2001 et 2005, au Canada, le nombre de joueurs en ligne a triplé. On assiste à une explosion qui affecte toutes les tranches d’âge, mais on s’inquiète tout particulièrement pour les jeunes de 18 à 24 ans. La faute aux jeux en ligne?

La réponse à cette question n’est pas claire. On compare souvent cette situation à celle de la consommation d’alcool aux États-Unis, avant et après la prohibition. Le nombre d’alcooliques n’avait pas augmenté suite à la légalisation. Cependant, certaines caractéristiques propres au jeu en ligne, comme l’anonymat, pourrait favoriser la dépendance de certaines personnes à risque.

On constate un véritable engouement pour le poker. Très trendy, très cool à l’heure actuelle. Des personnalités connues de la télé et du monde du spectacle s’y adonnent et en parlent sur toutes les tribunes. Des joueurs de poker professionnels, comme la Québécoise Isabelle Mercier, sont portées aux nues et suscitent l’admiration. Et les médias – des chroniques dans les journaux, une émission de télé diffusée à RDS, etc. - exploitent le filon. Banalisé, le poker? Dangereux pour les jeunes?

Familiers avec l’Internet, les jeunes jouent beaucoup au poker en ligne. D’abord, c’est un jeu qui est facilement accessible. Ensuite, il faut savoir qu’on peut jouer gratuitement pendant la période d’initiation. Il y a plusieurs caractéristiques qui indiquent que ce type de jeu pourrait être un déclencheur d’un comportement pathologique.

Poker, loteries vidéo, casinos… Quelque soit le jeu, il peut mener au jeu pathologique et entraîner une série de problèmes : divorce, dépression, suicide, etc. Comment savoir s’il s’agit d’un simple jeu ou d’un jeu pathologique? Comme pour la dépendance à l’alcool, certains signes sont à surveiller : besoin de contrôler l’envie de jouer; conflits dans les relations personnelles ou familiales à cause du jeu; endettement, voire fraude, pour miser de plus grosses sommes; etc.

Il existe une définition d’un joueur pathologique, tel qu’il apparaît dans le DSM-IV, la référence mondiale qui définit les diagnostics de problèmes de santé mentale.

Un joueur est considéré comme un joueur pathologique s’il répond à cinq des dix critères suivants : Préoccupation par le jeu (remémoration d’expériences de jeu passées, prévisions de tentatives prochaines et recherche de moyens pour se procurer de l’argent pour jouer).


  • Besoin de jouer avec des sommes d’argent croissantes pour atteindre l’état d’excitation désiré.
  • Efforts répétés, mais infructueux, pour contrôler, réduire ou arrêter la pratique du jeu.
  • Agitation ou irritabilité lors des tentatives de réduction ou d’arrêt de la pratique du jeu.
  • Besoin de jouer pour échapper aux difficultés ou pour soulager une humeur dysphorique (sentiments d’impuissance, de culpabilité, d’anxiété, de dépression).
  • Retour au jeu après avoir perdu de l’argent. Retours fréquents pour recouvrer les pertes (pour se « refaire »).
  • Mensonges à la famille, au thérapeute ou à d’autres personnes pour dissimuler l’étendue réelle des habitudes de jeu.
  • Actes illégaux, tels que falsifications, fraudes, vols ou détournement d’argent pour financer la pratique de jeu.
  • Actes illégaux, tels que falsification, fraudes, vols ou détournements d’argent pour financer la pratique du jeu.
  • Perte d’une relation affective importante, d’un emploi ou des possibilités d’étude ou de carrière à cause du jeu.
  • Le joueur compte sur les autres pour obtenir de l’argent et de se sortir de situations financières désespérées dues au jeu.

Bien qu’une majorité de Québécois n’éprouvaient pas de problèmes de jeu en 2002, on dénombrait néanmoins entre 35 000 et 56 000 joueurs pathologiques probables et entre 40 000 et 62 000 joueurs à risque, précise Robert Ladouceur, directeur du Centre québécois d’excellence pour la prévention et le traitement du jeu de l’Université Laval.

On peut perdre sa bedaine en faisant des abdominaux. Vrai ou faux?
Faux. Les fabricants d’exerciseurs utilisent fréquemment cet argument dans leurs publicités télévisées. Sachez qu’il est impossible de perdre de la graisse à un endroit précis du corps, quand bien même vous feriez 500 redressements assis par jour! Pour perdre du poids, dont sa bedaine, il faut simplement dépenser de l’énergie! Courir, danser, nager sont donc tout aussi efficaces…

Ressources
Full body workout only way to fight flab; ‘Spot reducing »may build muscle but won’t shed fat, The Gazette, March 25, 1985.

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