Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le portrait

Percy Turcotte et son combat contre l'obésité

Émission du 10 septembre 2009

En 2006, Percy Turcotte avait accepté bien humblement de nous rencontrer et il avait touché beaucoup de gens. Il avait alors entrepris une démarche pour perdre… 175 livres (77 kilos)! C’est aujourd’hui un «nouvel» homme, dans tous les sens du terme.

«Ce qui m’a vraiment décidé à commencer ce régime-là, c’est que j’étais, plus que jamais, au fond du baril. L’étape suivante, c’était la mort.», raconte Percy Turcotte.
En octobre 2006, Percy avait déjà perdu 53 livres (24 kilos), mais ce n’était qu’un début. Il se rappelle avec émotion de sa rencontre avec l’équipe de télévision. «Ça a été un moment que je n’oublierai jamais, dit-il. J’ai braillé tout le long du topo!». Entre toutes, une scène mémorable, marquante : pour la première fois de sa vie, il embarque dans un canot. «J’ai crié tellement fort! C’était ma première victoire!»

Comme bien d’autres avant lui, Percy Turcotte n’en était pas à sa première tentative pour maigrir… Mais si, cette fois-ci, la démarche a donné de véritables résultats, c’est parce qu’il a privilégié le plaisir d’être dans son corps, de bouger, plutôt que de faire l’effort de manger moins. «Plus on s’empiffre et moins on veut bouger. Il faut inverser le processus! C’est tellement un grand plaisir de découvrir qu’on est capable de faire quelque chose qu’on ne pouvait pas!»

Aujourd’hui, Percy marche régulièrement et pratique le vélo stationnaire, des activités qui lui plaisent… réellement. «Bouger, ce n’est pas une résolution; c’est essentiel. Et j’haïssais ça profondément quand j’étais gros; ça me puait au nez!»

Évidemment, Percy Turcotte a dû se mettre au régime pour perdre du poids. Et faire son deuil des chips, bien que… «Aujourd’hui, je suis capable d’en manger, dit-il. Mais, je ne mangerai pas le sac! Je suis capable de me faire plaisir; il n’y a plus rien que je ne me permets pas, mais c’est contrôlé.»

La nourriture de l’âme

Bouger, manger mieux et, surtout, comprendre pourquoi on accumule ainsi les kilos. Selon Percy, il ne suffit pas d’adopter un meilleur mode de vie pour conserver un poids santé, il faut se plonger au cœur de ses émotions, chercher et découvrir l’origine de la compulsion.
Percy Turcotte s’est révélé à lui-même par l’écriture; il s’est rappelé cette mère qui remplaçait le bonheur par la nourriture. «C’était sa façon à elle de m’aimer. Et j’ai fait la même chose. Je faisais à manger à tout le monde parce que je voulais que tout le monde m’aime. J’en ai nourri du monde, c’était effrayant! Parce que c’était de l’amour.»

Percy Turcotte est un nouvel homme; mince, bien sûr, mais surtout beaucoup plus en santé qu’avant, tant physiquement que mentalement. Pour le rester, un prix à payer : se surveiller jusqu’à la fin de ses jours. «Je serai au régime toute ma vie et je dois l’accepter. Est-ce qu’un alcoolique est alcoolique pour six mois? Non, il est alcoolique pour la vie. Quand tu es en processus de perdre du poids, tu dis : ‘ Ça ne va pas être comme ça toute ma vie! ‘ La panique arrive, mais c’est comme ça : il faut l’accepter. Aujourd’hui, je vis bien avec ça.»
Plus encore, Percy Turcotte y voit comme un destin accompli. «Dans cette vie-là, c’est ce que j’avais à régler. C’était la chose la plus énorme. C’est fou, hein? Mais c’est comme ça que je le vois, alors je me dis : j’ai réussi ma vie! Je pourrais mourir en paix maintenant!»