Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

La question du public

Le radon

Émission du 24 septembre 2009

«J’habite dans la région d’Oka où il y a beaucoup de radon dans les maisons. Est-ce que c’est dangereux pour la santé?»

Expert invité : LOUIS BRISSON, ASSOCIATION PULMONAIRE DU QUÉBEC

Radon : un gaz mortel

Le radon tue plus que les accidents de la route. Chaque année, au Québec, environ 6 200 personnes mourront d’un cancer du poumon. 90 % de ces cancers sont attribuables au tabac tandis que les 10 % restants le sont au radon.

Qu’est-ce que le radon?

Le radon est un gaz rare, radioactif qui s’échappe du sol et qui est donc présent, de façon naturelle, dans l’environnement, y compris dans les maisons.
Il peut être dangereux pour la santé humaine à long terme, et à des concentrations élevées, de plus de 200 becquerels (mesure de l’émission de la radioactivité) par mètre cube d’air, 4 heures par jour, pendant 20 ans. Ainsi, être exposé à une concentration de 800 bq quotidiennement pendant dix ans est considéré dangereux.

Radon et cigarette, un mélange dangereux

La combinaison tabac et radon est meurtrière; les effets de l’un et de l’autre ne font pas que s’additionner, mais se multiplient. Il n’y a pas de solution magique : il faut arrêter de fumer et diminuer le plus possible l’exposition au radon.

Dans nos maisons

Comme il s’échappe du sol, le radon est plus susceptible de se retrouver en concentration importante dans les sous-sols, demi sous sols et rez-de-chaussée. Le radon pénètre dans nos logis par les fissures du solage, les entrées d’égout et même par les fenêtres très basses. Certaines maisons peuvent aussi avoir été construites directement sur une faille dans le souterrain.

Régions à risque

Bien que les taux de radon puissent différer grandement d’une maison à l’autre, certaines régions seraient plus à risque que d’autres. Ce serait notamment le cas de la Vallée du Richelieu et du Nord de Hull. Une étude préliminaire effectuée il y a quelques années indiquait qu’environ 5 % des maisons présenteraient des taux de radon jugé dangereux au Québec. On procède actuellement à plusieurs mesures un peu partout sur le territoire; on estime que ce taux pourrait grimper jusqu’à 8 %, voire 10 %.

Que faire?

Se procurer un dosimètre. On dépose le petit appareil sur une table, dans la maison, loin des courants d’air. On le laisse travailler pendant un minimum de trois mois, idéalement pendant l’hiver. Puis, on l’envoie au laboratoire pour analyse. On obtient les résultats une dizaine de jours plus tard.

Ressources

Le prix du dosimètre pour mesurer les taux de radon est d’environ
60 $. On peut se le procurer à l’Association pulmonaire du Québec.
http://www.pq.poumon.ca/

Si le taux est supérieur à 200 becquerels, il faut trouver un entrepreneur qui détient une expertise dans ce domaine et procéder à divers travaux, dont l’installation d’un tuyau d’échappement et d’un ventilateur afin de permettre au radon de s’échapper vers l’extérieur.