Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le portrait

Joanne Gouin, entraîneuse aux Olympiques spéciaux

Émission du 8 octobre 2009

Le moins qu’on puisse dire de Joanne Gouin, c’est qu’elle a développé une véritable passion pour les sports : ski, surf, judo, équitation, jogging, escalade…

Au-delà des défis sportifs qu’elle a relevés, Joanne Gouin est aussi la mère d’une jeune fille atteinte de trisomie et entraîneuse bénévole aux Olympiques spéciaux. Une personne bien placée pour nous dire que le sport est un outil formidable pour aider les enfants ayant une déficience intellectuelle.

«C’est beau, c’est beau ! Allez, allez, c’est un sprint !», crie Joanne Gouin aux jeunes qui s’élancent avec énergie sur la piste d’athlétisme. C’est jour de compétition pour ces jeunes athlètes handicapés. Ils se sont entraînés toute l’année en vue des épreuves, comme n’importe quel autre sportif.

«Le défi pour moi, c’est de leur mettre un rêve dans la tête et de les faire progresser dans ce rêve-là», souligne l’entraîneuse. Infirmière à temps partiel, Johanne Gouin consacre bénévolement le reste de son temps à l’entraînement de jeunes atteints de déficience intellectuelle. Ski alpin, basketball, athlétisme, raquette… L’entraîneuse conçoit des programmes adaptés pour cette clientèle en vue des Olympiques spéciaux.
Un défi difficile à relever? «Ils m’apprennent à me dépasser, à faire travailler mon imagination, souligne-t-elle. Pour entraîner ces jeunes-là, ça prend un petit peu plus de patience. Il faut capter leur attention; ne pas donner d’explications trop longues; ne pas avoir d’exigences trop élevées. Ça prend de l’imagination!»

Joanne Gouin parle en toute connaissance de cause; elle a même une fille atteinte de trisomie, qu’elle s’est bien gardée de cacher sous ses jupes.
«Jamais je n’ai surprotégé Émilie, tranche-t-elle. Et je ne fais pas ça non plus avec mes jeunes en entraînement. Je leur donne des responsabilités à leur hauteur; je crois que c’est la seule façon de les faire progresser.» L’entraînement, l’esprit d’équipe, le défi de participer à des compétitions apporte une confiance nouvelle aux jeunes athlètes.
«Je vois une évolution physique, intellectuelle, sociale. Ça leur rapporte une estime de soi. Ça leur rapporte l’autonomie», explique Joanne Gouin. Des aptitudes qui faciliteront leur intégration dans la société, si cette dernière leur ouvre des portes… «La société donne la place aux jeunes atteints de déficience quand ils sont à l’école : ils ont leurs éducateurs; ils ont des écoles spécialisées; ils ont des stages... Mais une fois adultes, ils ont un peu moins de place dans la société.»

Ressources

Les Olympiques spéciaux
http://www.olympiquesspeciaux.qc.ca/index_fr.aspx

Quelles que soient leurs habiletés sportives ou leur âge, les personnes vivant avec une déficience intellectuelle ont accès au réseau de compétitions des Olympiques spéciaux. La section québécoise de cet organisme international permet aux jeunes de participer à des programmes d’entraînement menant à des compétitions locales, régionales, provinciales, nationales et internationales.