Une pilule une petite granule

Émission disponible en haute définition

Diffusion terminée

Diffusion :
Diffusion terminée
Durée :
60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

La question du public

Hépatite C traitée par interféron

Émission du 5 novembre 2009

«Quel est le traitement le plus efficace contre l’Hépatite C?»

Expert invité : Dr Jean Robert, médecin spécialiste en microbiologie-infectiologie et en santé communautaire.

Une maladie grave et répandue

L’hépatite C est une maladie dont on entend peu parler mais qui est pourtant très répandue, particulièrement chez les toxicomanes. Elle touche 5 fois plus de personnes que le VIH., soit 60 à 65 000 Québécois comparativement à 15 000.
À long terme, les conséquences de l’hépatite C peuvent être très graves. Le virus détruit les cellules du foie, provoque une cirrhose et augmente radicalement les risques de cancer.
Elle se transmet par contact direct avec le sang, l’échange de matériel contaminé (seringues, snifettes, etc.) ou encore les tatouages artisanaux.

Interféron et antiviraux

Le traitement prescrit consiste en une injection d’interféron, qui stimule le système immunitaire, et un antiviral pris oralement. L’interféron est une substance qui est fabriquée naturellement par le corps; il agit comme une sorte de messager aux cellules en cas d’attaque par un virus. Frissons, fièvres et autres malaises s’apparentant à la grippe sont provoqués par l’interféron; c’est ainsi que le corps se défend contre les virus.
Le traitement, dit immunothérapie, reproduit donc la réaction naturelle du corps, mais à une puissance plus élevée.

Vers la trithérapie?

Environ 70 % des personnes traitées par cette combinaison interféron et antiviral guériront de la maladie, dans la mesure, bien sûr, où elles auront suivi correctement le traitement.
La durée du traitement varie selon le type d’hépatite C : de 24 à 36 semaines dans certains cas; de 68 à 72, dans d’autres.
Les effets secondaires s’apparentent à ceux de la grippe : fièvre, frissons, perte d’appétit, etc. Ils peuvent se prolonger durant quelques semaines, le temps que l’organisme développe une certaine tolérance.
Éventuellement, les spécialistes pensent qu’une trithérapie, à l’instar de ce qui est offert pour le VIH, pourrait être disponible, augmentant les chances de guérison.
Il n’existe aucune immunité naturelle ni vaccin contre l’hépatite C.

En plus d’être efficaces, les interférons sont aussi utilisés comme médicaments en combinaison avec la chimiothérapie et la radiothérapie contre de nombreux cancers et dans le traitement de la sclérose en plaques.