Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Test de dépistage pour le cancer de l'ovaire

Émission du 5 novembre 2009

Avez-vous reçu un courriel vous incitant à passer un test de dépistage annuel pour le cancer de l'ovaire? Le message raconte l’histoire d’une jeune femme décédée de cette maladie. Faut-il se précipiter chez son médecin de famille? Voici l'heure juste.

Le cancer de l'ovaire est peu commun; on diagnostique environ 700 cas par année au Québec (pour 6000 cancers du sein). Le plus souvent, les femmes atteintes par la maladie ont l'âge de la ménopause. C'est un cancer sournois, qu'on surnomme parfois «le tueur silencieux», avec un taux de mortalité d'environ 50 % (25 % pour le cancer du sein). Le cancer de l'ovaire est une maladie presque complètement asymptomatique; comme l'ovaire est un organe situé profondément dans le ventre, et qu’on ne peut donc palper comme les seins, le cancer peut se développer sans manifester de symptômes apparents. Et, malheureusement, lorsqu'ils apparaissent, il est souvent trop tard. C'est le cas de plusieurs cancers intra-abdominaux (pancréas, estomac, etc.).

Faut-il insister auprès de son médecin pour passer un test de dépistage annuel? Pas si simple, ont révélé les oncologues consultés. Ce test de dépistage – effectué à partir d'une prise de sang – évalue le taux d’un antigène tumoral, le CA125, dans le sang. Cette protéine est fabriquée par les cellules ovariennes cancéreuses. Le problème, c’est que plusieurs femmes ayant un cancer de l’ovaire présenteront tout de même un faible taux de CA125 dans le sang. À l’inverse, un taux très élevé n'indique pas toujours la présence d'un cancer. Bref, ce test produit beaucoup de faux positifs et de faux négatifs.

À quoi sert-il alors? Il permet surtout de suivre l'évolution d'une patiente atteinte de la maladie, de voir si les traitements font effet ou pas (le taux varie avant et après les traitements).

Les facteurs de risque du cancer de l'ovaire sont toutefois identifiés : l'hérédité (cas de cancer de l'ovaire dans la famille), une origine juive ashkhénaze, la prise d'œstrogènes à long terme et un historique personnel de cancer (sein, côlon).

Ce qu’il faut retenir? L’examen gynécologique doit faire partie de la visite médicale régulière, un examen qui, au besoin, pourra être complété par une échographie ou un autre test d’imagerie.