Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Les dangers des vaccins

Émission du 19 novembre 2009

La campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1) bat son plein. Plusieurs personnes ont beaucoup plus peur du vaccin que de la grippe elle-même. Mais ce n’est pas la première fois qu’une campagne de vaccination suscite de telles réactions dans la population…

En 1885, à Montréal, il y a eu une importante épidémie de variole : trois milles personnes sont décédées dans la ville! La Santé publique avait alors décrété une campagne de vaccination obligatoire, ce qui avait créé des émeutes.

Le vaccin contre la grippe H1N1 suscite des inquiétudes à cause de certains de ses composants, dont les adjuvants et un dérivé du mercure utilisé comme agent stabilisateur. Plusieurs personnes s’inquiètent également des effets secondaires liés au vaccin, d’autant plus qu’on a beaucoup dit que le vaccin avait été mis au point rapidement et qu’il n’avait pas été suffisamment testé.
Qu’en est-il vraiment? Il faut se rappeler qu’on vaccine chaque année contre la grippe saisonnière. Le virus évolue, et on doit donc fabriquer un nouveau vaccin à partir des souches virales identifiées dans l’hémisphère sud, lors de leur épisode de grippe saisonnière. Le vaccin contre la grippe H1N1 est fabriqué selon les mêmes méthodes, à partir d’un virus apparu récemment.

À chaque campagne de vaccination, on parle beaucoup des effets secondaires graves qui peuvent survenir, dont le syndrome de Guillain-Barré. Et la polémique autour de la vaccination comme facteur déclencheur de l’autisme refait surface.
Le syndrome de Guillain-Barré est une paralysie généralisée qui se manifeste dans un cas sur un million après la vaccination. Mais en contractant la grippe, on court beaucoup plus de risques de développer ce syndrome. Quant au lien entre l’autisme et la vaccination, cette hypothèse n’a jamais été démontrée scientifiquement.

Le vaccin contre la grippe H1N1 contient un adjuvant, une substance qui stimule la réaction immunitaire, ce qui permet d’utiliser moins de particules virales tout en offrant le maximum de protection. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande le vaccin avec adjuvant parce qu’il permet de produire une plus grande quantité de vaccins.
Deux des substances contenues dans l’adjuvant sont naturelles : la vitamine E et le squalène, une huile de poisson. La troisième substance, le polysorbate, a été testée à maintes reprises et ne présente aucun danger. Ces substances s’éliminent en moins de 72 heures.
Le vaccin contient également un dérivé du mercure, le thymérozal. Il sert à stabiliser le vaccin, qui est produit en très grande quantité. Le thymérozal est rapidement métabolisé et éliminé de l’organisme, contrairement à d’autres formes de mercure qui peuvent s’accumuler. Le vaccin contient une quantité infime de cette substance, beaucoup moins que l’équivalent en mercure qu’on trouve dans une boîte de thon !

Bref, les risques associés à la vaccination sont beaucoup moins élevés que ceux de la grippe A(H1N1), d’autant plus que c’est un virus qui s’attaque à une partie de la population généralement épargnée.