Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

La question du public

Profession : ostéopathe

Émission du 4 mars 2010

«J’aimerais savoir comment travaillent les ostéopathes ?»

Expert invité : France Lamoureux, ostéopathe

« La médecine de ce qui n’est pas brisé »

Ce qui différencie l’ostéopathe d’autres spécialistes de la santé, c’est sa capacité à mettre en relation les différents systèmes du corps : muscles, tissus mous, os, crâne et organes. L’ostéopathe adapte ses manœuvres à chaque patient et tient particulièrement compte de ses antécédents. Il traite un malade, non une maladie.
Les manœuvres thérapeutiques peuvent être curatives ou préventives. Elles cherchent donc à régler des maux et des problèmes existants, mais aussi à empêcher l’émergence de nouveaux, en découvrant la source de ces maux (les dysfonctions primaires).
L’ostéopathie, c’est un peu « la médecine de ce qui n’est pas brisé mais de ce qui ne fonctionne pas bien ».

Une technique douce et efficace

L’ostéopathie peut s’avérer particulièrement indiquée pour les femmes enceintes et les enfants parce qu’elle utilise généralement des techniques très douces.
Elle serait particulièrement efficace contre les douleurs musculo-squelettiques et pourrait être utile pour les problèmes digestifs et une variété de maux liés au crâne (maux de tête, sinusites et otites d’origine inconnue, raideur à la mâchoire, etc.) .
Elle peut régler des problèmes fonctionnels et mécaniques (dans la mesure où il n’y a rien de brisé), mais jamais pathologiques (ulcères, cancers, etc.)
Bien sûr, comme pour toute autre technique, elle ne promet pas de miracle ! Après un certain nombre de traitements (5 ou 6), le problème devrait s’être résorbé ou en voie de guérison. Si ce n’est pas le cas, un ostéopathe responsable se fera un devoir de référer le patient pour un avis médical.

De la science et des charlatans

Comme bien d’autres médecines alternatives, l’ostéopathie a souvent été accusée de ne pas avoir fait ses preuves. Plusieurs centres universitaires, notamment à Chicago, à Saint-Pétersbourg et en Grande-Bretagne, s’intéressent maintenant à cette médecine. Plusieurs études ont été publiées ces dernières années, dont certaines tendent à valider les techniques de palpation à la base des techniques ostéopathiques.
Le problème, au Québec, c’est qu’à peu près n’importe qui peut s’improviser ostéopathe. Certaines écoles promettent même un diplôme en deux semaines ! Comme la pratique n’est pas reconnue par l’Ordre des professions du Québec, et donc que le titre n’est pas protégé, il est bien difficile de s’assurer la qualité du service ! Cependant, il existe un registre des ostéopathes du Québec qui recense les praticiens dûment formés. Au Québec, deux écoles offrent une formation rigoureuse : le Collège des études ostéopathiques (CEO) et le Centre ostéopathique du Québec (COQ).

Source : http://www.registre.org

De la théorie à la pratique

L’ostéopathie a été développée à la fin du 19e siècle. Son fondement théorique veut que les manipulations de la structure musculo-squelettique rééquilibrent le corps, augmentent le flot sanguin, et lui permettent ainsi de retrouver ses capacités d’auto-guérison.
Ces techniques semblent donner de bons résultats pour les blessures musculo-squelettiques, mais il faut demeurer prudent pour d’autres types de problèmes, comme la sinusite ou les problèmes digestifs. Jusqu’à maintenant, aucune étude rigoureuse n’a démontré son efficacité en cette matière.