Une pilule une petite granule

Émission disponible en haute définition

Diffusion terminée

Diffusion :
Diffusion terminée
Durée :
60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

La question du public

J’aimerais qu’on me dise : quelle est la meilleure façon de cesser de fumer?

Émission du 14 septembre 2006

Ce qui fonctionne le mieux pour cesser de fumer, ce sont les aides pharmacologiques, en combinaison avec une forme de soutien psychologique.

Quelles sont les étapes que doit traverser un fumeur qui veut cesser de fumer?

Il y a d’abord la phase de sevrage physique, qui dure de 4 à 10 jours. Après, il faut renverser le conditionnement psychologique. On associe très souvent la cigarette à certaines situations : après un repas, en prenant un café, par moments de stress, etc. C’est une étape très difficile pour quiconque essaie d’arrêter de fumer. Le soutien psychologique permet de trouver des moyens pour traverser certaines situations éprouvantes.

Comment obtenir un soutien psychologique ?

Différentes formes de soutien sont offertes, que ce soit par des interventions de groupe ou individuelles. Les interventions peuvent être faites par différents professionnels : médecins, dentistes, infirmières, pharmaciens ou psychologues, dans le cadre d’un suivi professionnel. Les Centres d’abandon du tabagisme dans les CLSC et les hôpitaux offrent des services gratuits de soutien, en groupe ou individuels.

Qu’est-ce qui existe comme moyens pharmacologiques sur le marché ?
Deux approches pharmacologiques existent sur le marché actuellement. L’une sert à remplacer la nicotine des cigarettes par de la nicotine contenue dans des timbres transdermiques — les « patches » — ou de la gomme à mâcher. Ces traitements permettent de se sevrer en douceur. L’autre approche pharmacologique est la prise de médicaments, comme le Zyban.

Parmi ces méthodes pharmacologiques, laquelle est la plus efficace ?
Le Zyban aurait démontré la plus grande efficacité en études cliniques, suivi de la gomme à mâcher et des timbres transdermiques.

Le Zyban est un antidépresseur qui s’obtient sous ordonnance médicale uniquement. Il faut commencer le traitement deux à trois semaines avant de cesser de fumer. Les effets secondaires sont mineurs (sécheresse de la bouche, excitation, vertige) et ils sont surtout perceptibles au début du traitement, comme c’est le cas de tous les antidépresseurs.

Cesser de fumer sans aucune aide, « à froid », est-ce que c’est réaliste ?
Bien que ce soit possible, cela reste une méthode très difficile. Le taux de réussite (un an sans fumer) se situe entre 5 et 10 %.

Les autres types de méthode, comme l’hypnose, le laser, l’acupuncture… Est-ce que ça fonctionne ?

Les études démontrent que l’hypnose et l’acupuncture sont aussi efficaces qu’un placebo, c’est-à-dire qu’elles donnent des résultats chez certaines personnes, mais leur efficacité est cependant limitée. Si une forme de soutien psychologique est ajoutée, l’efficacité du traitement est alors accrue.

Selon certains praticiens, l’hypnose servirait à donner l’heure juste au subconscient, ce qui amènerait un changement de comportement chez le fumeur. Quant à l’acupuncture, elle diminuerait le besoin de fumer et aiderait à la désintoxication.

Quant au traitement au laser, il est trop récent pour avoir fait l’objet d’études d’efficacité. Il consiste à stimuler des points sur le corps, un peu comme le font les aiguilles pour l’acupuncture.

Comment peut-on se préparer à cesser de fumer, et comment ne pas répéter l’échec ?
Le secret, c’est d’apprendre de chacune de ses tentatives. Il faut identifier les éléments qui ont contribué à nous faire recommencer à fumer et prendre des mesures qui vont changer nos comportements. Il est bon de choisir une date à laquelle on veut arrêter, de chercher du soutien auprès de nos proches ou d’un centre d’abandon du tabagisme, d’élaborer une stratégie « de secours » pour nous aider à tenir bon dans les moments où on aimait fumer. Si on sait ce qui nous arrive, si on connaît la place que prend la cigarette dans notre vie, ce sera plus facile de relever le défi.

Pourquoi risque-t-on d’engraisser quand on arrête de fumer ?
La nicotine augmente artificiellement de 5 à 10 % le métabolisme du corps (le nombre de calories que notre corps dépense) et a un effet coupe-faim. Lorsqu’on arrête de fumer, le métabolisme ralentit (on brûle moins de calories); si on mange le même nombre de calories au quotidien, on risque donc d’engraisser. Un gage de succès : modifiez vos habitudes physiques et alimentaires AVANT d’arrêter de fumer : faites plus d’exercice, mangez moins et mieux. Vous sortirez de cette aventure libéré du tabac et en meilleure forme!

Ressources
Défi j’arrête j’y gagne
http://www.jarrete.qc.ca
1-866-527-7383

Centres d’abandon du tabagisme

Dans toutes les régions du Québec, ces centres offrent gratuitement des services d’aide et de l’information, par l’intermédiaire des CLSC et des hôpitaux.
1 888 853-6666

Conseil québécois sur le tabac et la santé
http://www.cqts.qc.ca