Une pilule une petite granule

Émission disponible en haute définition

Diffusion terminée

Diffusion :
Diffusion terminée
Durée :
60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Où mourir dans le monde ?

Émission du 11 novembre 2010

Au moment même où les Québécois débattent entre eux des enjeux entourant l’euthanasie, le magazine britannique The Economist publiait en juillet dernier un indice qui évalue la qualité, le coût et la disponibilité des soins de santé en fin de vie dans 40 pays, soit 30 pays de l’OCDE plus 10 pays où les données étaient disponibles.

Voici quelques résultats de cette intéressante étude :

Les meilleurs pays pour mourir : Le Royaume-Uni (une note de 7,9), à égalité avec l’Australie (7,9 aussi) et en troisième place la Nouvelle-Zélande (note de 7,7).

Les pays où il vaut mieux ne pas mourir : l’Inde (une note de 1,9), l’avant-dernier, l’Ouganda (note de 2,1) et troisième en partant de la fin, le Brésil (une note de 2,2).

Le Canada, quant à lui, occupe la 9e place, à égalité avec les États-Unis et l’Allemagne (une note de 6,2 sur10 pour les trois pays).

Le cas de l’Angleterre

Si le Royaume-Uni se positionne comme un pays champion des soins de santé en fin de vie, c’est certainement parce que c’est là que le concept des soins palliatifs a été inventé. Comme le souligne le Dr Serge Daneault du CHUM, un expert des soins palliatifs, ce sont aussi les Anglais qui ont inventé la belle formule : «Quand il n’y a plus rien à faire, il y a encore tout à faire.»

Que pourrions-nous faire pour améliorer les soins palliatifs ici au Québec ?

Selon le Dr Serge Daneault, il est nécessaire d’augmenter considérablement le nombre de lits réservés aux soins palliatifs et aussi de donner à plus de gens la possibilité de mourir à la maison. Il s’agirait de gestes importants pour améliorer les soins de santé en fin de vie.