Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Les médecines douces pour soigner l'asthme

Émission du 10 février 2011

Au Canada, 1 enfant sur 8 souffre d’asthme. Plusieurs parents, voulant bien faire, se tournent vers les médecines alternatives pour les soigner. Pourtant, une étude publiée à l’été 2010 démontre que ce n’est vraiment pas une bonne idée.

Il s’agit d’une étude publiée dans le Canadian Respiratory Journal à laquelle a collaboré la Dre Francine Ducharme, pédiatre et chercheuse au CHU Sainte-Justine à Montréal.

Les conclusions de l’étude

Cette étude conclut que les enfants dont les parents utilisent les médecines alternatives (homéopathie, acupuncture, extraits de plante, vitamines) ont tendance à avoir un asthme moins bien contrôlé, avec des crises plus fréquentes et plus sévères.

Si plusieurs parents se tournent vers les médecines alternatives, ce serait notamment en raison des nombreuses craintes suscitées par les pompes données aux enfants.

Il existe en fait deux types de pompes :
- les bronchodilatateurs : pour ouvrir les bronches à aider à respirer au moment des crises
- les corticostéroïdes : il s’agit de médicaments anti-inflammatoires qui diminuent l’inflammation à l’intérieur des bronches et ont davantage un effet préventif. Ces pompes effraient souvent les parents en raison des effets secondaires associés aux stéroïdes. Il ne s’agit en fait que de faibles doses de stéroïdes qui sont simplement déposées sur les bronches. Elles ne sont pas absorbées par le corps. Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter des effets secondaires possibles liés à ces pompes.

Étude

Utilisation des approches complémentaires et parallèles en santé chez les enfants asthmatiques, V Torres-Llenza, S Bhogal, M Davis, FM Ducharme, July/August 2010, Volume 17 Issue 4: 183-187

Résumé de l’étude :
http://www.pulsus.com/journals/abstract.jsp?sCurrPg=F