Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Les médicaments sous surveillance

Émission du 24 février 2011

Le Conseil canadien de la santé tirait récemment la sonnette d’alarme en affirmant que des médicaments vendus au Canada manquaient de surveillance. Cela veut-il dire pour autant que les Canadiens consomment des médicaments potentiellement dangereux?

Le cas du Vioxx

Le cas du Vioxx est éloquent. Alors qu’il est rapidement devenu un des médicaments les plus prescrits au monde, il a dû être retiré du marché parce qu’il pouvait être nocif.

Dans les faits, quand une compagnie pharmaceutique veut mettre un nouveau produit sur le marché, elle doit faire une étude clinique sur un groupe de sujets pour en valider l’efficacité et l’innocuité, pour ensuite demander à Santé Canada l’autorisation de mettre le produit sur le marché.

Par contre, quand le produit commence à être utilisé par un très grand nombre de personnes, on peut voir apparaître des effets secondaires rares qui n’avaient pas été détectés dans les études cliniques plus réduites.

Santé Canada

Alarmé par ce genre de situations, le Conseil canadien de la santé déplore que Santé Canada ne fasse aucune surveillance après que les médicaments soient mis sur le marché. Le problème, c’est que Santé Canada n’oblige pas les compagnies à effectuer un suivi systématique de leurs médicaments consommés par des milliers de patients.

En théorie, les médecins ont la possibilité d’informer Santé Canada des effets secondaires étranges ou inhabituels qu’ils peuvent constater sur leurs patients. Mais cela se fait sur une base purement volontaire et de manière assez aléatoire.

Les patients ont eux aussi la possibilité d’informer Santé Canada des effets secondaires qu’ils peuvent éprouver à la suite de l’utilisation d’un médicament. Le programme «Canada Vigilance» permet en effet aux citoyens d’informer Santé Canada en ligne, par écrit ou par téléphone. Par contre, il est préférable que l’information soit transmise par un médecin ou un pharmacien, en raison de la complexité de certaines questions posées dans le questionnaire.