Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le portrait

Alexandre Poce : repousser ses limites même en fauteuil roulant

Émission du 3 mars 2011

Alexandre Poce est privé de ses bras et de ses jambes depuis l’âge de 16 ans. Mais cela ne l’a pas empêché de terminer des études en droit, d’écrire un livre, de donner des conférences dans des écoles et de devenir le directeur de la Fondation pour la recherche sur la moelle épinière. Une véritable inspiration.

Paralysé depuis l’âge de 16 ans

Le 14 mars 1987, la vie d’Alexandre Poce a basculé. Hockeyeur aguerri, il se blesse en fonçant tête première sur une bande et il se casse le cou. Un an plus tard, il retourne sur les bancs d’école, bien décidé à terminer ses études, non seulement secondaires, mais universitaires.

Privé de l’usage de ses mains, il se présente systématiquement en classe avec un petit enregistreur. Il écoute et enregistre le cours, qu’il réécoutera une seconde fois à la maison en le retapant intégralement à l’ordinateur, à l’aide d’un petit bâton manipulé par la bouche. L’opération est longue et fastidieuse : parfois, il met plus de sept heures à retaper un cours de deux ou trois heures. Il poursuit l’exercice sans relâche, tout au long de ses études collégiales et universitaires.

Une belle carrière malgré tout

En terminant ses études, Alexandre Poce pratique le droit pendant 2 ans avant de devenir directeur de la Fondation pour la recherche sur la moelle épinière. «Pourquoi j’ai accepté? Parce que ça me touchait personnellement, et parce que je crois beaucoup qu’un jour, on va réussir à trouver la cure qui va faire en sorte qu’on va pouvoir donner aux plus jeunes, qui viennent tout juste d’avoir un accident, la possibilité de remarcher un jour.»

Le secret de son succès

Pour Alexandre Poce, il est clair que la clé de sa réussite se trouve dans sa personnalité et ses traits de caractère : «Je suis quelqu’un de très ambitieux, qui aime relever des défis et ça, mis à part les limitations que tu peux avoir, cette mentalité-là est toujours restée.»

En multipliant les conférences dans les écoles, Alexandre Poce souhaite avant tout que son histoire personnelle puisse servir d’inspiration à d’autres personnes : «Si mon histoire peut aider les autres à ne pas lâcher et à croire en leurs rêves, ça va être mission accomplie.»

Le bonheur

«À savoir si je suis heureux, oui je suis heureux, soutient sans hésitation Alexandre Poce. Ça paraît drôle à dire parce que je suis paralysé des bras et des jambes également, et ce n’est pas facile à vivre, mais je ne changerais pas de place avec certaines personnes. La vie que je mène, c’est d’être actif et de faire un paquet d’affaires. Peut-être que si je n’avais pas été paralysé, il y a beaucoup de choses que je n’aurais pas fait. Pour être heureux, j’ai une belle vie et je n’ai vraiment pas à me plaindre.»

Les personnes handicapées prennent de plus en plus leur place dans la société. Le nombre d’étudiants handicapés qui ont terminé des études post-secondaires a doublé entre 2000 et 2010. On peut donc espérer que des réussites comme celles d’Alexandre Poce deviennent de plus en plus fréquentes.