Une pilule une petite granule

Émission disponible en haute définition

Diffusion terminée

Diffusion :
Diffusion terminée
Durée :
60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Sites d'injection supervisés

Émission du 17 mars 2011

Récemment, dans l’actualité, il a été question de l’ouverture possible de centres d’injections supervisées pour les consommateurs de drogue intraveineuse.

C’est l’une des recommandations d’un rapport remis au ministre Bolduc en 2010 par la Direction générale de la santé publique. Selon les auteurs de ce rapport, les sites d’injections supervisées sont nécessaires pour lutter contre l’épidémie de sida et d’hépatite C qui sévit chez les 15 000 utilisateurs de drogues intraveineuses.

Supervisés par toute une équipe médicale et communautaire, ces sites devraient en principe permettre de diminuer les taux d’infection, mais aussi de venir en aide à ces personnes qui traversent de grandes difficultés.

Ailleurs au pays

Une telle expérience existe déjà à Vancouver depuis 2003 : le centre Insite. Jusqu’ici, toutes les études ont démontré que ce site d’injections supervisées n’entraîne que des effets positifs, notamment une économie de 14 millions en dépenses publiques.

Malgré ce succès, le centre est menacé par le gouvernement conservateur qui s’y oppose pour des raisons morales. Après deux défaites juridiques, le gouvernement s’adresse maintenant à la Cour suprême pour trancher la question.

Au Québec

Pour des raisons différentes, le gouvernement québécois est lui aussi réticent à se lancer dans un tel projet, notamment en raison des craintes des citoyens. L’organisme communautaire Cactus a toutefois déjà annoncé son intention d’aller de l’avant, peu importe la décision de la Cour suprême, dans la mise sur pied d’un centre d’injections supervisées.