Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Plus vieux, plus heureux ?

Émission du 24 mars 2011

Quand on parle des personnes âgées, c’est souvent pour décrire une réalité plutôt triste : souffrance, maladie, solitude… Il est plutôt rare que les nouvelles soient positives. Mais il y a pourtant une bonne raison de se réjouir : apparemment, plus on est vieux, plus on est heureux.

La courbe du bonheur

En décembre 2010, le magazine The Economist s’est penché sur la question du bonheur en utilisant des études réalisées dans plus de 72 pays. Selon cet article, la courbe de bonheur, au cours de l’existence, présente une forme de U : dans la vingtaine, on est très heureux, on est plein d’énergie. Mais au fur et à mesure qu’on vieillit, on est de moins en moins heureux, jusqu’à ce qu’on atteigne le milieu de la quarantaine – la fameuse crise de la quarantaine! Mais à partir de cette période, il semble que plus on est vieux, plus on est heureux.

Vieillir = bonheur

Comment expliquer ces résultats? Quand on regarde les statistiques, il semble que les gens dans la quarantaine ont davantage de soucis reliés à l’organisation familiale, aux problèmes financiers et aux tracas professionnels. Autre élément important : il s’agit d’une période au cours de laquelle les gens doivent souvent mettre des rêves et des ambitions de côté.

À l’opposé, le vieillissement apporterait son lot de bienfaits. Malgré la détérioration de l’apparence extérieure ainsi que la perte de capacités physiques et cognitives, les aînés gagnent souvent en jugement, ce qui leur permet de mieux gérer leurs émotions, d’éviter les situations conflictuelles et de consacrer l’énergie disponible aux choses les plus importantes, ce qui leur permet de mieux vivre au jour le jour. Et il s’agirait d’un phénomène universel, et non pas culturel.

Nous avons discuté de cette question avec Mme Sylvie Belleville, directrice de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Nous avons appris que les gens qui travaillent dans ce milieu sont très au fait de ce phénomène. Il ne s’agit donc de rien de nouveau, mais de quelque chose dont on ne parle jamais.

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