Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Trafic d'organes

Émission du 29 septembre 2011

La demande d’organes est un phénomène en constante augmentation chez nous. Parfois, cela donne malheureusement lieu à des situations pour le moins troublantes. Par exemple, à la suite de la publication d’une lettre dans la Presse, Jacques Mayer (voir reportage dans notre section Histoire de cas) a reçu plusieurs lettres de personnes qui lui offraient carrément de lui vendre un rein.

Un trafic international

Le trafic d’organes est aussi très en vogue sur Internet. En 2008, un groupe d’experts internationaux s’est réuni à Istanbul pour signer une déclaration commune (la Déclaration d’Istanbul) afin de bannir ce genre de trafic. Dans la foulée de cette déclaration, de nombreux pays ont légiféré pour interdire le trafic d’organes, mais on sait malheureusement que ces lois sont allègrement contournées.

Les exemples ne manquent malheureusement pas. Au Kosovo, en décembre 2010, le premier ministre a été accusé d’être à la tête d’un réseau de trafic d’organes. Et le phénomène ne risque pas de s’affaiblir.

Pourtant, avec le trafic d’organes, tout le monde y perd. Les receveurs courent de graves risques en participant à ce genre de pratique, puisqu’ils se rendent dans des pays étrangers aux conditions sanitaires souvent douteuses. Les risques d’infection et de décès sont réels, d’autant plus qu’on n’est pas toujours certain que la vérification de la compatibilité entre donneurs et receveurs a été réalisée de manière rigoureuse. Quant aux vendeurs, il s’agit souvent de gens démunis qui reçoivent des montants d’argent dérisoires en échange du don de leur organe, suite auquel ils ne reçoivent souvent aucun suivi médical.

Au Canada et au Québec

On possède peu de données statistiques sur cette pratique au Canada. Mais on sait qu’en Colombie-Britannique, entre 2000 et 2009, 93 personnes seraient allées se faire greffer un rein à l’étranger. Au Québec, le phénomène demeure encore marginal.

Il est clair qu’il manquera toujours d’organes pour répondre à la demande de patients en attente de greffe. Mais pour freiner l’expansion du trafic d’organes, chacun peut tout de même faire sa part en signant sa carte de don d’organes.