Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

La question du public

Nouveaux moyens de contraception : les jeunes sont-ils bien informés ?

Émission du 6 octobre 2011

« Les jeunes sont-ils bien informés sur les nouveaux moyens de contraception? »

Expert invité : Dre Marie-Josée Gaudreau, Clinique médicale Fémina

De nouveaux moyens de contraception

Médecin à la Clinique médicale Fémina, la Dre Marie-Josée Gaudreau est d’avis que de manière générale, les jeunes femmes sont bien au courant des différents moyens de contraception. Elle déplore par contre que les très jeunes femmes manquent souvent d’information à ce sujet, en raison de la diminution des cours d’éducation sexuelle dans les écoles. « On le remarque, car elles nous arrivent après leurs premières relations sexuelles avec un peu moins d’information au sujet de la contraception. Je crois donc qu’il y a du travail à faire à ce niveau-là effectivement. »

La contraception hormonale

De manière générale, les contraceptifs les plus utilisés demeurent la pilule, le préservatif et le stérilet. Mais si la contraception a globalement peu changé dans les dernières années, précise Marie-Josée Gaudreau, de nouveaux produits sont toutefois disponibles sur le marché. Il s’agit de contraceptifs hormonaux semblables à la pilule, soit une combinaison d’œstrogène et de progestérone, mais qui sont administrés différemment. Dans la plupart des cas, ils entraînent les mêmes effets secondaires que la pilule traditionnelle, même si les doses hormonales sont beaucoup plus faibles

1— les anneaux vaginaux : c’est une pilule contraceptive nouveau genre, soit un anneau que les femmes introduisent dans le vagin pour une période de 3 ou 4 semaines.

2— le collant (la patch) : il s’agit d’un timbre qu’on applique sur la peau et qu’on change chaque semaine.

3— la minipilule : spécialement conçue pour les femmes qui allaitent, la minipilule ne contient que de la progestérone. Elle peut aussi être utilisée par les femmes qui sont intolérantes aux œstrogènes ou qui présentent des contre-indications à utiliser les œstrogènes.

Stérilet

Deux types de stérilets sont disponibles sur le marché

— un stérilet de cuivre
— un stérilet « hybride » qui diffuse de la progestérone à l’intérieur de l’utérus

Des doses beaucoup plus faibles

Un nouveau phénomène qui se présente aujourd’hui, remarque Marie-Josée Gaudreau, c’est que les jeunes femmes sont beaucoup plus exigeantes face à la pilule contraceptive. « Les jeunes femmes ne sont pas différentes du reste de la société à cet égard. On veut des molécules qui sont extrêmement confortables, qui donnent peu d’effets secondaires, qui sont très efficaces et facilement réversibles. »

Marie-Josée Gaudreau précise que même si les grands principes de la contraception ont peu changé, les nouveaux produits utilisés aujourd’hui contiennent vraiment beaucoup moins d’œstrogènes qu’autrefois, ce qui fait que les effets secondaires sont beaucoup plus faibles. Alors que les générations précédentes de femmes devaient utiliser des produits qui pouvaient contenir jusqu’à 80 mg d’œstrogènes par dose, les femmes d’aujourd’hui ont accès à des contraceptifs qui ne contiennent qu’entre 15 et 30 mg d’œstrogènes par dose.

Pour cette gynécologue, il est par contre utopique de penser qu’on aura un jour des contraceptifs hormonaux sans aucun effet secondaire.