Une pilule une petite granule

Émission disponible en haute définition

Diffusion terminée

Diffusion :
Diffusion terminée
Durée :
60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Histoire de cas

J'ai trouvé de l'aide pour mon ado borderline

Émission du 6 octobre 2011

Le parcours de France Coulombe ressemble à celui de beaucoup de gens qui font face à la maladie mentale. Recevoir un diagnostic n’est pas simple, et obtenir du support peut être long et ardu. Elle nous avait contactés il y a quelque temps pour nous dire qu’une de nos émissions avait littéralement changé sa vie et celle de sa fille, atteinte du trouble de personnalité limite. France avait appris lors d’un reportage que nous avions fait sur cette maladie qu’il existait des organismes qui pouvaient lui venir en aide. Une véritable bouée de sauvetage, alors qu’elle était au bout du rouleau.

Le désespoir d’une mère

Mère d’une adolescente atteinte du trouble de personnalité limite, France Coulombe avoue qu’à plusieurs reprises, elle s’est sentie jugée et incomprise par le système de santé. « J’avais l’impression qu’on ne me comprenait pas en tant que parent, confie-t-elle. Je ne savais pas comment aider ma fille à passer au travers de ses crises. »

À une certaine époque, les choses se sont aggravées pour France et sa fille : « Ma fille était souffrante, raconte-t-elle. On est entrées à Sainte-Justine. Elle avait seulement la peau et les os. On ne comprenait pas ce qui se passait. Je me sentais très coupable. J’avais l’impression d’être une mauvaise mère. »

Mutilations aux bras, aux chevilles, aux pieds : pendant ses épisodes de colère, Maude pouvait s’arracher la peau. Pour sa mère, témoin impuissant de ces épisodes de douleur, la situation devenait intenable.

Placer son enfant en institution

Après de multiples tentatives pour trouver de l’aide qui se sont avérées vaines, ainsi qu’une cinquième tentative de suicide de Maude, France a dû se résoudre à placer sa fille à l’hôpital psychiatrique. « On n’en pouvait plus, reconnaît-elle. On était une famille essoufflée. Je me sentais au bord du précipice. Et quand on a décidé de ne pas la reprendre à la maison, c’est que je voulais survivre et que ma fille survive. Elle avait 16 ans et j’avais l’impression qu’elle n’atteindrait jamais l’âge de 18 ans. »

Un diagnostic, mais peu d’explications

Lorsqu’elle a finalement reçu le diagnostic de trouble de personnalité limite de Maude, France Coulombe s’est étonnée de ne pas recevoir davantage d’explications de la part du psychiatre. Pour obtenir des réponses à ses questions, elle a dû forcer des portes plus d’une fois.

C’est finalement grâce à des groupes communautaires et en assistant à des colloques que France a commencé à mieux comprendre le trouble qui ravageait la vie de sa fille. À l’Envolée, un organisme dévoué au soutien aux jeunes en difficultés, Maude et sa mère reçoivent une aide inestimable.

« Au bout du tunnel, il y a toujours une lumière et j’ai trouvé ma lumière, se réjouit France. Aujourd’hui, je suis tellement fière! Maude a 19 ans. Elle est en appartement. Elle a fini son secondaire 5 – ce que je n’aurais jamais cru – et elle va bien. Ma fille, elle le sait qu’elle est malade, mais elle prend tous les moyens pour tenter d’atténuer sa maladie et de la comprendre. Et je suis fière que ma fille se soit prise en mains et qu’elle veuille réussir, et qu’elle veut faire quelque chose de sa vie. »