Une pilule une petite granule

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Du 2 avril au 7 septembre 2015

Dossier de la semaine

Dépression post-partum

Émission du 13 octobre 2011

La dépression post-partum est un problème de santé mentale sérieux et très répandu. Il s’agit d’une dépression sévère qu’il faut bien distinguer du baby-blues. Ce dernier est en fait un état de tristesse et de fatigue qui dure généralement 2 ou 3 jours, et qui survient dans les 2 semaines suivant l’accouchement. Dans le cas de la dépression post-partum, on a affaire à autre chose. Les symptômes peuvent se déclarer jusqu’à 3 mois après l’accouchement et durer très longtemps.

Un problème de santé mentale sous-estimé

C’est après la naissance de son second enfant que Guylaine Gauthier voit sa vie basculer. Déjà maman d’une petite fille de 2 ans, elle peine à répondre aux demandes continuelles de son nourrisson. L’allaitement exige beaucoup d’efforts de sa part. Et pour cause, son bébé demande à boire aux 2 heures, ce qui lui donne très peu de temps de répit. À son immense fatigue s’ajoutent des pertes de mémoire, des problèmes de concentration et une continuelle anticipation des tâches à venir. Plus les semaines passent, et plus Guylaine sombre dans la dépression post-partum, sans que personne ne semble s’inquiéter de son sort… Au contraire, tous semblent plutôt tenter de minimiser ses souffrances : «Chaque fois que je disais à quelqu’un que j’étais fatiguée, raconte-t-elle, on me disait “C’est normal que tu sois fatiguée, tu as de jeunes enfants. C’est normal que tu trouves ça difficile… Toutes les femmes passent par là…”»

Inhalothérapeute de métier, Guylaine était pourtant familière avec le milieu de la santé. Malgré cela, il lui faudra des mois pour obtenir un diagnostic de dépression post-partum et l’aide médicale appropriée. Une aide qu’elle aurait aimé recevoir beaucoup plus tôt.

«Tout le monde a entendu parler de la dépression post-partum, poursuit-elle, mais il n’y a pas beaucoup de monde qui sait jusqu’où ça va…» À son souvenir, une seule personne lui a parlé de cette forme de dépression avant que son cauchemar ne débute. C’était à sa sortie de l’hôpital, à la naissance de son bébé. Parmi les nombreuses indications d’usage, l’infirmière avait alors prévenu Guylaine que si elle se sentait très fatiguée ou déprimée, elle devait en parler à son médecin, d’autant plus qu’elle avait déjà souffert d’une dépression dans le passé. «Mais j’en ai parlé à mon médecin, soutient Guylaine. Mais ça a pris 10 mois… Il était trop tard… Il aurait fallu qu’on me prenne en charge beaucoup plus tôt.»

Psychiatre à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, Marie-Josée Poulin confirme que la dépression post-partum fait partie des complications psychiatriques périnatales autour desquelles il existe encore beaucoup de méconnaissance et de confusion. C’est pourquoi il n’est pas rare que les femmes qui en souffrent, comme Guylaine, sentent que les intervenants de la santé tentent de minimiser leur problème.

Mais de quoi s’agit-il exactement? «La dépression post-partum en fait, ce sont tous les mêmes symptômes qu’une dépression majeure, explique la Dre Poulin. Mais étant donné qu’on parle de la période postnatale, les sentiments de honte et de culpabilité vont être extrêmement importants.» En effet, nombre de femmes ne comprennent pas pourquoi elles se sentent aussi mal, avec un beau bébé en santé, un conjoint, et que tout devrait bien aller… «L’ego maternel est extrêmement bas, ajoute la psychiatre, et si la dépression post-partum continue à évoluer, ça peut devenir extrêmement dramatique dans certaines circonstances.»

Différentes formes de dépression post-partum

La dépression post-partum peut s’expliquer par différents facteurs, précise la Dre Marie-Josée Poulin. Il est clair que les fluctuations hormonales jouent un rôle capital dans le déclenchement de ce type de dépression : «Une femme qui est enceinte va vivre des fluctuations d’hormones qui vont être les plus fortes qu’elle n’a jamais connues. On dit que les œstrogènes et la progestérone sont mille fois supérieurs à la fin de la grossesse, qu’elles ne le sont en temps normal. On peut donc s’attendre à ce qu’il y ait des répercussions.»

À ces extraordinaires fluctuations hormonales, il faut comprendre que toutes les femmes ne réagissent pas de la même manière, nuance Marie-Josée Poulin. «On sait maintenant qu’il y a des récepteurs à œstrogènes et à progestérone partout dans le cerveau, y compris dans les zones du cerveau qui s’occupent du traitement des pensées et du contrôle des émotions. Et 6 à 8 % des femmes dans la population sont particulièrement sensibles à ces fluctuations d’hormones et pour qui la grossesse représente un défi pour la santé mentale.» Il semble également que les femmes qui ont déjà souffert d’une dépression, plus tôt dans leur vie, sont également plus à risque d’en vivre une nouvelle en période post-partum.

L’attachement ébranlé

Lorsque la dépression post-partum s’est installée chez Guylaine, celle-ci était loin de se douter que sa santé mentale était en cause. Au contraire, elle avait plutôt tendance à tout mettre sur le dos de ses enfants : son aînée exigeait trop d’attention de sa part, son bébé ne voulait pas dormir et c’était bien de leur faute si Guylaine passait de si mauvaises journées… Bref, les enfants étaient devenus ses boucs émissaires. Ce que Guylaine ignorait, c’est que cette frustration était le résultat de sa dépression qui détériorait la qualité de son attachement à ses enfants.

«Dans la dépression post-partum, explique Marie-Josée Poulin, il peut y avoir des troubles de l’attachement au bébé qui vont se manifester par une absence ou perte de l’attachement qui avait été développé, ou par un attachement fusionnel. La mère devient symbiotique avec son bébé. Parfois, l’attachement ne sera pas touché par la dépression post-partum.»

Des obsessions bouleversantes

En plus des troubles de l’attachement, la dépression post-partum peut générer d’autres troubles, notamment des troubles de l’anxiété. Parmi ceux-ci, on retrouve notamment le trouble obsessionnel compulsif périnatal qui peut se développer vers la fin de la grossesse ou en période post-partum. Il s’agit d’un trouble qui peut être particulièrement bouleversant pour les femmes qui en souffrent. «C’est un trouble qui va se manifester par des obsessions, poursuit la Dre Poulin, c’est-à-dire des idées folles, étranges, anormales et morbides, que la femme sait folles, étranges, anormales et morbides et qu’elle essaie à tout prix de chasser, et qui peuvent être associées à une peur de passer au geste.»

Dans certains cas, ces pensées obsédantes peuvent prendre des formes absolument déroutantes : la mère peut s’imaginer tuer son enfant à coup de couteau. S’il est extrêmement rare qu’une mère passe réellement à l’acte, il n’en demeure pas moins que la récurrence de telles obsessions peut générer une très grande souffrance chez les femmes qui en souffrent.

«Il est très important que les femmes sachent que ça existe, plaide Marie-Josée Poulin. Les obsessions morbides peuvent être une complication de la grossesse, comme la prééclampsie, comme le diabète, comme d’autres complications…»

Au pire de sa dépression, Guylaine a connu de telles idées. À un certain moment, elle a imaginé poignarder son bébé avec un couteau de cuisine. Aussitôt prise de culpabilité par cette idée, elle était si furieuse contre elle, qu’elle souhaitait subitement s’ouvrir les veines. «J’avais peur de ce que je pouvais faire à mes enfants, ou à moi-même, confie-t-elle. C’était eux ou c’était moi.»

Dans certains cas, les femmes qui font des dépressions post-partum doivent être hospitalisées. Imaginez le déchirement que ça représente pour une mère de devoir se séparer de son enfant dans de telles circonstances…

L’hospitalisation

Après plusieurs mois d’immense détresse, Guylaine n’en pouvait plus. Et quand son médecin lui a finalement diagnostiqué une dépression post-partum, le choc a été pour elle particulièrement brutal. «C’était comme si on venait de me donner une gifle dans le visage, se souvient-elle, car j’ai toujours pensé que c’était les enfants qui étaient le problème. Et tout d’un coup, on me disait que c’était peut-être moi, le problème…»

Inquiète des gestes qu’elle pourrait poser contre ses enfants ou contre elle-même, Guylaine ne se sentait même pas la force d’attendre que les antidépresseurs que son médecin lui proposait fassent effet. Finalement, Guylaine et son médecin ont dû envisager l’ultime solution : l’hospitalisation.

Par la suite, les événements se sont bousculés pour Guylaine car un séjour à l’hôpital impliquait pour elle plusieurs sacrifices, comme se séparer de ses enfants. Hospitalisée pour une période de 8 semaines, elle a dû se résigner du jour au lendemain à ne plus allaiter son fils – qu’elle allaitait encore toutes les 2 heures – et à ne plus voir ses enfants tous les jours. Un choc intense pour une mère déjà très souffrante.

Urgence psychiatrique : pas de passe-droit pour les mamans

L’histoire de Guylaine n’est malheureusement pas exceptionnelle au Québec. Car contrairement à d’autres systèmes de santé, notamment en Angleterre et en Australie, les mères hospitalisées à l’urgence psychiatrique n’ont droit à aucun service spécifique, déplore la psychiatre Marie-Josée Poulin. C’est ainsi qu’une femme qui allaite doit subitement se départir de son soutien-gorge et de ses compresses d’allaitement pour revêtir comme tout le monde une jaquette d’hôpital. Et il y a de fortes chances qu’elle ait à séjourner plusieurs jours à l’urgence, complètement séparée de son bébé, avant d’obtenir un lit dans le département de psychiatrie générale, non adapté à sa condition de jeune maman. «Il n’y a aucune unité d’admission mère-enfant, poursuit-elle, où on pourrait hospitaliser une maman et où elle pourrait recevoir son enfant.»

Marie-Josée Poulin tente depuis 25 ans d’ouvrir une unité d’hospitalisation psychiatrique mère-enfant. Si elle n’a pas encore réussi à concrétiser ce projet, elle a tout de même réussi à forcer un compromis à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, où les mères hospitalisées peuvent recevoir leur enfant pendant la journée, pourvu qu’elles soient accompagnées d’une tierce personne.

Retour à la maison

À son retour de l’hôpital, après 8 semaines d’hospitalisation, Guylaine a dû traverser une nouvelle période d’adaptation, malgré son soulagement de retrouver ses enfants après une si longue période de séparation. «J’avais beaucoup de temps à reprendre avec mes enfants, explique-t-elle. J’ai manqué le premier anniversaire de mon fils, j’ai manqué sa première entrée à la garderie. J’avais du temps à reprendre et je voulais tellement en passer beaucoup avec eux, mais en même temps, l’irritation revenait aussi.»

Facilement dépassée par les crises de ses enfants, Guylaine n’a pas trouvé la transition facile. Mais aujourd’hui, elle se dit très satisfaite du suivi qu’elle reçoit à son CSSS local : «Je suis suivie par quelqu’un qui peut m’écouter, qui peut jouer avec ma médication et enfin, je me sens vraiment entourée.»

Les traitements pharmaceutiques

Dans la grande majorité des cas de véritable dépression post-partum, un traitement pharmacologique est nécessaire, soutient Marie-Josée Poulin, et il s’agit généralement d’antidépresseurs. Dans les cas de mères qui allaitent, il est possible de choisir un produit qui ne soit pas contre-indiqué avec l’allaitement. «Mais ce n’est pas suffisant de prendre un antidépresseur, prévient Marie-Josée Poulin, comme dans toutes les autres formes de dépression, et encore davantage, selon moi, pour les dépressions post-partum.»

En complément de la médication, Marie-Josée Poulin préconise de recourir à la psychothérapie et de vérifier la qualité de la vie familiale et conjugale. «On va évaluer la famille aussi, poursuit la Dre Poulin, car la dépression post-partum peut avoir un impact sur la famille et sur les enfants qui sont là.»

Un problème culturel

Loin d’être marginal, la dépression post-partum est un problème de santé mentale en pleine expansion : au cours des vingt dernières années, le taux de dépression post-partum en Amérique du Nord est passé de 13,6 % à 19,6 %. Comment expliquer cette augmentation?

«On ne peut pas imputer la hausse de l’incidence des dépressions post-partum à l’impact hormonal, soutient Marie-Josée Poulin. On ne pourrait pas expliquer qu’en si peu d’années, en 20 ou 30 ans, la biologie cérébrale féminine se soit modifiée aussi rapidement.» Pour cette psychiatre, il importe avant tout de regarder les facteurs culturels et psychosociaux qui pourraient expliquer la hausse de ce type de dépression.

Au banc des accusés, Marie-Josée Poulin pointe du doigt le syndrome de la superwoman qui pousse les femmes à vivre une grossesse parfaite, tout en travaillant et en suivant leurs cours prénataux. Poussées par ce désir de perfection, un nombre croissant de femmes idéalisent leur accouchement, leur allaitement et leur rôle maternel. Accoucher sans péridurale et sans déchirure, allaiter avec le sourire malgré les gerçures et les crevasses aux mamelons, retrouver son apparence physique très rapidement : les défis des nouvelles mamans sont de plus en plus élevés. «C’est uniquement en Amérique du Nord qu’on voit ça, souligne Marie-Josée Poulin, et on a à lutter contre ça.» Des études en sociologie ont d’ailleurs démontré que les Italiennes vivent moins de dépression post-partum que les Québécoises, et cette différence serait avant tout attribuable à des facteurs sociaux, comme le soutien de la famille et du réseau social après une naissance.

«On est le Tiers Monde ici pour les ressources après la naissance d’un enfant, dénonce Marie-Josée Poulin. Après la naissance, les femmes ont besoin de récupérer. Un accouchement c’est naturel, mais ça ne veut pas dire que c’est facile.»

«Qu’est-ce qui se passe dans notre société nord-américaine qui fait que le taux de dépression post-partum a augmenté?» questionne la psychiatre. Parmi les diverses explications possibles, elle déplore la disparition de la tradition des relevailles. «Avant, jamais les femmes n’étaient laissées seules avec un nouveau-né à la maison. Il y avait toujours une femme qui venait à la maison pour les aider, les supporter, s’occuper du petit bébé et des autres enfants. En Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, c’est encore comme ça. Et si nous sommes très développés dans plusieurs domaines dans notre société, honnêtement, pour ce qui est des ressources, des services et de notre mentalité, nous sommes sous-développés pour la période postnatale.»

La psychose post-partum

De l’avis de la Dre Marie-Josée Poulin, la psychose post-partum est la pire de toutes les urgences psychiatriques. Elle survient rapidement, très tôt après l’accouchement. Il s’agit d’un état confusionnel accompagné d’hallucinations et de beaucoup d’agressivité, qui peut mettre en danger non seulement la santé de la mère, mais aussi celle du nouveau-né. Et dans ce cas, l’hospitalisation devient nécessaire.

Cauchemar

Après la naissance de ses jumeaux, Hélène Grondin a vécu l’un des pires cauchemars qu’une mère puisse traverser. Agressivité, hallucinations, jugement altéré, paranoïa : elle a graduellement sombré dans une psychose post-partum, mais sans que son entourage ne s’aperçoive tout de suite de la gravité de la situation. Quand son conjoint s’est finalement résigné à appeler l’ambulance, Hélène refusait catégoriquement de se séparer de ses enfants – à un point tel que les policiers ont dû intervenir pour l’emmener de force à l’hôpital.

Psychose post-partum et bipolarité

Tout comme dans la dépression post-partum, il semble que les brutales fluctuations hormonales jouent un rôle clé dans le déclenchement de la psychose post-partum et certaines femmes y seraient plus sensibles, comme les femmes souffrant du trouble bipolaire.

«La psychose post-partum est beaucoup plus rare que la dépression post-partum, explique la psychiatre Marie-Josée Poulin. La psychose post-partum va toucher 1 patiente sur 1000 à 2000 dans la population en général. Mais par contre, elle va toucher environ le tiers des femmes qui sont déjà connues pour un trouble bipolaire de type 1.»

Le mot d’ordre : réagir rapidement

«Les symptômes de la psychose post-partum sont d’abord des symptômes de confusion, explique Marie-Josée Poulin, comme ne plus reconnaître ses proches. Ou croire que son bébé n’est pas son bébé, mais un autre bébé qui a été changé. Il y a beaucoup de délires et d’hallucinations dans la psychose post-partum.» Quand de tels symptômes se présentent, une seule réaction s’impose : emmener immédiatement la mère dans un centre hospitalier. Si rien n’est fait, il est clair que la santé et la sécurité de la mère ainsi que celle de son enfant, ou même de ses autres enfants, risquent d’être compromises.

De ce terrible portrait des psychoses post-partum, une bonne nouvelle doit toutefois être soulignée : il s’agit de problèmes de santé mentale très faciles à soigner si les traitements sont administrés rapidement.

Tout comme Guylaine, Hélène a vécu difficilement son passage à l’hôpital. À son arrivée, elle a été enfermée dans une toute petite chambre et les préposés ont tenté de lui retirer son soutien-gorge, de peur qu’elle l’utilise pour se pendre. Affolée, elle se demandait comment elle pourrait supporter d’être séparée de ses 2 enfants et comment elle ferait pour les allaiter.

Le traitement pharmacologique

Après que cet épisode psychotique se soit résorbé, Hélène a reçu un diagnostic de bipolarité et commencé un traitement pharmacologique approprié. Après un an, sous recommandation de Marie-Josée Poulin, sa psychiatre traitante, elle a tenté de s’en sevrer, mais sans succès. Elle a vécu une rechute et ensuite dû se résigner à prendre cette médication toute sa vie.

«On considère la psychose post-partum comme une variante de la maladie bipolaire, rappelle Marie-Josée Poulin. Par contre, lorsqu’il s’agit d’un trouble qui survient en cours de grossesse ou après un accouchement, comme la psychose post-partum, nous allons faire très attention de ne pas poser un diagnostic définitif. Car un pourcentage non négligeable des femmes qui font un épisode de psychose post-partum n’en vivront jamais un autre épisode au cours de leur vie.»

Habituellement, les patientes suivent un traitement pharmacologique pendant deux ans, après lesquels les psychiatres tentent de diminuer graduellement la médication. «Si ça va bien, on cesse la médication, explique Marie-Josée Poulin, mais pour d’autres femmes, quand on essaie de diminuer la médication, même au cours des mois ou des années qui suivent, on se rend compte que la psychose post-partum était en fait le premier épisode d’une maladie affective bipolaire de type 1 qui a commencé de cette façon-là et qui va nécessiter un traitement pharmacologique au long cours.»

L’histoire se termine heureusement bien pour Hélène et sa famille. Malgré tout le choc et l’émoi causés par cet épisode psychotique qui a marqué l’arrivée au monde de ses jumeaux, Hélène se sent aujourd’hui très bien grâce à sa médication. Et si elle a longtemps caché cette expérience en raison des tabous qui entourent encore les problèmes de santé mentale, elle se sent aujourd’hui plus libre d’en parler, d’autant plus que le bien-être de sa famille témoigne de sa guérison.

Ressources utiles

Réseau des centres de ressources périnatales au Québec
http://www.reseaudescrp.org/

Les Relevailles
http://www.groupelesrelevailles.qc.ca/
Organisme communautaire de Québec qui vient en aide depuis 30 ans aux nouvelles familles et tout spécialement aux mères qui traversent une dépression post-partum.