Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

La question du public

Pourrait-on se passer des CHSLD ?

Émission du 12 janvier 2012

«Est-ce que l’on pourrait se passer de centres d’hébergement pour les personnes âgées?»

Expert invité : Michèle Charpentier, Professeur, École de travail social, UQAM

Des CHSLD essentiels

Même si la plupart des gens le souhaitent, ce ne sera pas possible pour tous de mourir à la maison, en bonne santé et entourés des siens. Les CHSLD répondent à un besoin important et imminent. Ils hébergent 36 000 personnes en perte d’autonomie, très âgées, et souvent en fin de vie. Ce sont très majoritairement des gens de plus de 85 ans.
Les trois quarts des résidents de ces centres sont des femmes. Plusieurs d’entre elles ont pris soin de leur conjoint à domicile et sont maintenant veuves.

Une part importante des personnes hébergées est atteinte de déficits cognitifs, tels que des pertes de mémoire ou d’organisation. La maladie d’Alzheimer est souvent en cause.

Des besoins encore plus grands

Les CHSLD ne répondent actuellement pas à tous les besoins. Ils manquent souvent de soins palliatifs, puisqu’il s’agit d’un milieu non seulement de vie, mais aussi de fin de vie. Il est donc important que les CHSLD soient munis de ressources, de personnel et de services adaptés pour accompagner leurs résidents en fin de vie ainsi que leurs proches.

Les places en CHSLD sont insuffisantes : plus de 7000 personnes sont actuellement en attente d’une place en CHSLD. Il est urgent d’accroître le nombre de places, surtout quand on pense que la population de personnes âgées est actuellement en pleine croissance.

Des milieux de vie injustement stigmatisés

Les CHSLD sont souvent associés à des milieux abusifs, où le personnel ne respecte pas les résidents. Ce n’est pourtant pas le cas de la grande majorité d’entre eux. Les situations de violence et d’abus ne touchent pas seulement les CHSLD. À l’opposé, vieillir seul et malade à la maison n’est pas non plus une perspective réjouissante de fin de vie. Et les aînés ainsi isolés sont encore plus vulnérables à la violence et aux abus, puisque contrairement aux CHSLD, il n’y pas de témoin.

Pour améliorer les conditions de vie de nos aînés fragiles et vulnérables, il est primordial d’augmenter le nombre d’employés dans les CHSLD et améliorer leurs conditions de travail.