Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Le carnet des animateurs

Pandémie et éthique

Émission du 12 janvier 2012

Tous ont en mémoire la fameuse crise de 2009 de la grippe H1N1. Malgré toutes les craintes suscitées par la menace d’une pandémie, nous avons eu la chance de nous en tirer relativement bien. Mais les experts prévoient encore aujourd’hui la survenue d’un autre virus plus meurtrier. Et il semble que malgré l’expérience de la H1N1, nos autorités ne seraient pas aussi bien préparées qu’on pourrait le croire, non seulement en raison de la logistique de traitement et de vaccination, mais également de délicates questions éthiques.

Les priorités de vaccination

Qui vacciner avant qui? La question est délicate. Là-dessus, nos politiques de santé publique sont toutefois assez claires. En premier lieu, on doit vacciner les intervenants en santé, surtout ceux qui travaillent dans les services d’urgence et de première ligne.

Par la suite, on doit vacciner les personnes les plus à risque face à ce virus en particulier : femmes enceintes, vieillards, enfants, etc.

Les règles pour le personnel médical

L’autre question éthique soulevée par la menace d’une épidémie est celle de la responsabilité professionnelle des travailleurs de la santé. Faut-il forcer un médecin ou une infirmière à aller travailler et ainsi risquer de mettre sa vie en danger face à un virus meurtrier?

À Toronto, lors de l’épidémie de SRAS en 2003, la moitié des personnes infectées par le virus étaient des travailleurs de la santé. Trois en sont décédés. Devant l’imminence du danger, certains ont carrément refusé d’aller travailler et ils ont par la suite été renvoyés de leur hôpital.

Des années plus tard, aucune règle claire n’a été établie à ce sujet. Le groupe de bioéthique de l’Université de Toronto s’est penché sur cette question et déplore que malgré ces événements malheureux, aucune politique claire n’ait été élaborée. Des règles générales s’appliquent, comme celle du Collège des médecins qui obligent ses membres à continuer à pratiquer dans de telles circonstances. Mais pour réagir efficacement et adéquatement à une épidémie, il faut établir des règles claires à l’avance, ce qui n’est pas le cas actuellement.