Une pilule une petite granule

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60 minutes

Du 2 avril au 7 septembre 2015

Histoire de cas

Sandie Brisebois : «Me battre contre la dépendance pour garder mon enfant.»

Émission du 23 février 2012

Les mères toxicomanes font face à un dilemme déchirant : demander de l’aide et courir le risque qu’on leur enlève leur enfant, ou continuer à s’enfoncer et mettre en péril la qualité de vie de l’enfant. Sandie Brisebois, mère d’un petit garçon de quatre ans, consommait depuis des années du crack et de la cocaïne. Épuisée de cette vie de galère, mais surtout inquiète pour l’avenir de son fils, elle a voulu mettre fin à sa dépendance.

L’enfer de la drogue

Sandie Brisebois n’avait que 13 ans quand elle a commencé à consommer de la cocaïne. Vers l’âge de 24 ans, elle a suivi sa première thérapie de 21 jours, au Centre André-Boudreau à Saint-Jérôme. Trois semaines plus tard, elle fait la rencontre de celui qui est encore aujourd’hui son conjoint, mais qui lui fera découvrir le crack et avec qui elle retombera encore plus profondément dans l’enfer de la drogue. Même la naissance de son fils ne vient pas à bout de cette dépendance qui la ronge de plus en plus.

Changer de vie

Un matin, Sandie a une révélation. Découvrant avec stupéfaction qu’elle a dilapidé tout son argent et qu’elle n’a même plus un sou pour donner à son fils le cornet de crème glacé qu’elle lui avait promis la veille, elle prend la décision de chercher de l’aide pour mettre fin à sa dépendance.

Sa planche de salut, Sandie l’a trouvée au Centre mère-enfant de Portage, dans le quartier Saint-Henri, qui héberge chaque année environ 25 femmes et leurs enfants pour des périodes de 8 à 10 mois. Une véritable communauté y cohabite au quotidien. Chaque maman vit avec son (ou ses) enfants dans une petite unité et tous les matins, les mères accompagnent leurs enfants à la garderie adjacente avant d’entamer leur journée de thérapie. En fin de journée, les petites familles se retrouvent pour souper et se préparer au dodo, comme si elles étaient à la maison.

Une nouvelle vie

«Maintenant, je me sens sécurisée, sécurisante et en confiance, témoigne Sandie. Et ça, je trouve que ça se reflète sur le comportement de mon fils. Je le sens plus en paix et je sens qu’il a confiance en moi. Avant, je ne pouvais pas le laisser dormir tout seul et maintenant, il a confiance en maman. Il sait que maman est là, que maman va revenir et que maman n’est pas partie faire des conneries.»

«Je pense que le fait que je reconstruis mon estime de moi fait que je reconstruis mon estime de mère. Je crois qu’en partant, de reconquérir mon estime, d’avoir confiance en moi, mon rôle de mère se fait automatiquement.»

Bien convaincue que cette thérapie est désormais la bonne, Sandie Brisebois se jure bien de ne plus jamais toucher à la drogue. «J’ai le goût de goûter à la vie, j’ai le goût de savoir ce que c’est d’avoir un deuxième enfant, d’avoir une maison, des placements… d’être heureuse!»

**** Quelques semaines après le tournage de notre reportage, nous avons appris que Sandie avait terminé sa thérapie et qu’elle se portait très bien.